Après le succès très commenté de Boboland, la ville des vacances, l’autrice Lily Taix revient avec un deuxième tome encore plus mordant, plus absurde et surtout plus universel : Boboland, le syndrome.

Cette fois, inutile de chercher une station balnéaire précise sur une carte ou de sortir la loupe judiciaire : l’autrice pousse volontairement la caricature jusqu’au grand théâtre burlesque. Oui, les lecteurs du littoral reconnaîtront sans doute certaines attitudes, certaines phrases ou certains travers humains aperçus un jour entre une inauguration de rond-point et un cocktail municipal tiède… Mais le propos dépasse largement le simple règlement de comptes local.

Avec ce deuxième tome, Lily Taix transforme son univers en une véritable satire du pouvoir sous toutes ses formes.

Un cousin, le même ADN… et les mêmes travers

Dans le premier opus, François le Plouc, petit élu mégalomane persuadé d’être un génie politique incompris, terminait sa course dans une fuite rocambolesque avant d’être rattrapé par sa propre vanité.

Dans Boboland, le syndrome, ce n’est plus lui la vedette du désastre.

Place à son cousin germain : Fernand le Laboureur.

Même ADN. Même amour des projecteurs. Même certitude d’être indispensable à l’humanité.

Maire de Beauboland-les-Flots, Fernand rêve déjà d’un destin ministériel tandis que son entourage tente surtout d’éviter les catastrophes. Convaincu que toute critique relève d’un complot cosmique contre sa grandeur, il se retrouve embarqué dans une émission hybride totalement délirante : Grandes Gueules à Beauboland-Circus.

Entre faux tribunal populaire, procureur hystérique, président fantasque et public hilare, le roman enchaîne les situations absurdes où les petits abus de pouvoir deviennent de véritables sketches.

Une satire plus drôle, plus large, plus assumée

Là où le premier tome abordait frontalement certaines mécaniques de harcèlement et de pression locale, Boboland, le syndrome choisit davantage le terrain de l’humour.

Le livre s’attaque moins à des personnes qu’à des comportements universels :

  • le culte de l’image ;
  • la communication politique vide ;
  • les ego surdimensionnés ;
  • les dépenses absurdes ;
  • les petites cours royales municipales ;
  • la difficulté maladive à accepter la critique ou la satire.

Le tout dans un ton volontairement excessif, proche du sketch, du cabaret politique et de la farce satirique.

On pense parfois à l’esprit irrévérencieux des grands journaux satiriques, où les personnages deviennent presque des figures de bande dessinée.

« Toute ressemblance… »

Lily Taix assume pleinement la dimension fictive de son univers.

Les villes sont imaginaires. Les personnages sont caricaturaux. Les situations sont volontairement poussées à l’extrême.

Et pourtant, comme dans toute bonne satire, chacun pourra y reconnaître un comportement déjà croisé quelque part : dans une mairie, une association, une entreprise, un conseil municipal ou même lors d’un repas de famille, où quelqu’un finit toujours par se prendre pour Napoléon entre le fromage et le dessert.

Un livre attendu par les lecteurs du premier tome

Depuis plusieurs mois, les lecteurs de Boboland, la ville des vacances réclamaient une suite.

Certains espéraient le retour du fameux François le Plouc. D’autres souhaitaient retrouver l’ambiance corrosive du premier roman.

Avec Boboland, le syndrome, Lily Taix livre un spin-off encore plus libre, où l’humour occupe toute la place.

Un roman qui se lit comme on regarde une émission satirique déjantée : avec des personnages excessifs, des dialogues improbables, des ego gigantesques… et cette délicieuse sensation que la réalité n’est parfois pas très éloignée de la fiction.

Extrait

« À Beauboland-les-Flots, les inaugurations coûtaient plus cher que les projets eux-mêmes. Mais l’essentiel était ailleurs : il fallait des photos. Fernand le Laboureur considérait d’ailleurs qu’un événement sans photographe officiel relevait presque de l’atteinte aux droits de l’homme. »

À propos de l’autrice

Lily Taix développe depuis plusieurs années un univers satirique mêlant humour noir, caricature sociale et chronique politico-balnéaire.

Avec la saga Boboland, elle poursuit la tradition française de la satire grinçante, où le ridicule du pouvoir devient un spectacle à part entière.

Boboland, le syndrome  en version numérique

Librinova  

Amazone 

Et en version papier dans toutes les bonnes librairies  à partir de la seconde quinzaine de juillet.

 

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