Vincent Jochault est un conférencier très apprécié à Agora : il est déjà venu nous parler de la bataille des Vénètes, de la Guerre des Jeanne, de Barbe Bleue et de l’Ensevelissement d’Escoublac. Quand il a proposé d’évoquer l’hippodrome de Pornichet, j’ai immédiatement accepté : ce lieu de rencontre et de spectacle, très fréquenté, méritait bien qu’Agora s’y intéresse !

À la lecture de la présentation de son intervention, je me suis dit que je n’avais pas un mot à ajouter. Alors, je vous la livre telle quelle, à la première personne :
La conférence :
« L’hippodrome de Pornichet ? Mais quelle drôle d’idée que de vouloir mettre à l’honneur ce modeste champ de courses provincial ! Ce serait Vincennes et son prestigieux Prix d’Amérique, ou encore Chantilly et son délicieux Prix de Diane, je ne dis pas ; mais parler de cette singulière structure qui tourne le dos à la mer, vraiment une drôle d’idée !
Oui, mais voilà : tout conférencier a ses coups de cœur pour lesquels il est tout disposé à s’investir, afin d’essayer de faire partager sa passion à son honorable auditoire.
Pour un historien, les coups de cœur font souvent partie d’un passé que l’on exhume et que l’on habille afin de le rendre plus fréquentable, mais l’exercice s’arrête là. Nos Vénètes avec Jules César, notre Jeanne avec notre autre Jeanne, nos Escoublacais avec leurs sables, on peut leur faire faire de beaux tours de piste, mais après le spectacle, on les range bien sagement dans l’armoire à naphtaline…
Pas l’hippodrome de Pornichet.
Lui, avec ses bénévoles fidèles, son organisation bien huilée, ses saucisses-frites et, surtout, son immuable atmosphère bon enfant, il est toujours bien vivant, loin du bling-bling des grands événements médiatiques.
Et vous savez quoi ? Je soupçonne que des grandes stars du monde hippique comme Éric Raffin ou Mathieu Abrivard viennent aussi à Pornichet pour y retrouver un peu de cette authenticité qui nous manque tant dans ce monde actuel de faux-semblants !
Donc, vive l’Histoire, le cheval… et Pornichet !
Le 27 Août 2026 à 18 h 30
à l’Hôtel AQUILON, Rond-point Océanis, SAINT-NAZAIRE
Cet article a 6 commentaires
C’est l’occasion de rendre un hommage appuyé à Robert Belliot l’ancien maire sans le quel l’hippodrome ne revivrait pas.
Trop bonne vanne. 44 malfaçons, 44 condamnations par le tribunal. Les mecs ont payé sans traîner tant c’était flagrant. Et les tribunes menacent encore de s’écrouler. Vous z’avez point suivi le dossier ?
En effet, quel site ! Seulement voilà, pour préserver le trèfle de Michelli les fauchages ont été strictement règlementés. Une décision venue d’Europe qui produit l’effet inverse de celui escompté. Privé d’entretiens le parc est colonisés par les plantes invasives œnanthes et fenouils en tête, suivies de près par les chardons, pruneliers et ronces. Ironie du sort , cette végétation sauvage et dense est en train d’étouffer la plante protégée qu’elle était censée mettre à l’abri. Au gâchis écologique s’ajoute un problème de sécurité : les friches non entretenues sont devenues le refuge idéal d’une faune, serpents ou autres reptiles indésirables. Pire, une source combustible sous ces canicules.
La situation exaspère et inquiète le voisinage. Le maire n’a rien trouvé de mieux que d’installer un canisite qu’il voit comme un lieu d’échanges. C’est vrais des échanges y en a, même la nuit, et pas que de la daube… Outre les aboiements intempestifs il y a des odeurs d’herbes fumées mélangées aux déjections laissées sur le pré, sans parler des nuisances sanitaires. Le slogan « Ici commence la MER » devrait compter 2 lettres en plus DE, ce serait plus parlant. Ce site était censé être le symbole d’une biodiversité exceptionnelle de protection de biotope accompagné d’un plan de gestion dont des incompétents se sont emparés au prétexte savant d’écologie. Mais ce n’est pas l’écologie du bon sens, non, celle de bureaux. Celle-là même qui a instaurée une désorganisation des techniques de travail. A tel point que le parc s’est transformé en friche paysagère. Chaque chefaillon y va de sa touche personnelle. Fauches tardives, entretiens négligés, nature à l’abandon, festival d’herbes folles et adventices sont au menu de pauvres animaux soumis au pâturage d’une valeur nutritive nulle. Cette médiocrité tend à se généralisée dans la création de haies bocagères envahies de liserons de chénopodes et d’oseille sauvage qui freine leur développement. Des essences inappropriées à l’état végétatif avancé complète le tableau. Comme si on ne savait pas que ces lieux sont chargés d’éléments salins que ne supportent pas toutes les espèces implantées. Et en guise de démonstration pédagogique : éolien – solaire – eau, rien ne fonctionne. Et les arbres qui ne font d’ombre à personne car plantés côté opposé aux espaces bétonnés dédiés aux promeneurs.
Quel est l’architecte ? Aux ânes et cætera…
Que préconisez-vous pour ce parc, Placide ? Vous savez tellement de choses…
Le slogan « Ici commence la MER »…
Mieux comprendre : le 1er site « canisite » désherbé par nos amis à 4 pattes est devenu pauvre, juste en terre, faute d’herbes. Alors la ville l’a clos et ouvert, une seconde parcelle qui a subi le même sort.
Le maire et ses amis oublie que les parcelles de l’hippodrome comme ces canisites ont été crées sur des MARAIS.
Donc, quoi qu’il soit fait, tout finira à la mer !
Bonnes baignades Mesdames, Messieurs !!!
Pensez à fermer la bouche en vous baignant !
Cher Placide,
À vous lire, on croirait que êtes installé dans la tour des commissaires de l’hippodrome, jumelles au nez et carnet à la main, prêt à signaler le moindre brin d’herbe qui dépasserait ! 😄
Pourtant, à Pornichet, l’hippodrome n’est pas seulement une piste où les chevaux s’élancent à toute allure. C’est aussi un magnifique parc paysager où promeneurs, sportifs, familles et rêveurs trouvent leur rythme, parfois plus proche du trot tranquille que du galop effréné.
Je vous imagine déjà chronométrant les canards du plan d’eau, attribuant des notes artistiques aux écureuils et vérifiant si chaque arbre respecte bien sa trajectoire. Avoue que vous vivez secrètement pour le prochain « Grand Prix du Rosier Bien Taillé » !
Mais c’est aussi ce qui fait le charme des observateurs passionnés comme vous. Pendant que certains admirent les chevaux, vous, vous surveillez le terrain. Pendant que d’autres profitent du paysage, vous analysez la couleur des massifs. Chacun sa discipline !
Heureusement, le parc de l’hippodrome est assez vaste pour accueillir tous les profils : les joggeurs pressés, les promeneurs contemplatifs, les photographes amateurs… et même les experts autoproclamés du détail, catégorie dans laquelle vous semblez particulièrement bien placé. 😉
Alors continuez de veiller sur ce petit coin de verdure avec votre œil de lynx expert. Mais n’oubliez pas, de temps en temps, de poser le carnet de notes et de profiter simplement du spectacle : le chant des oiseaux remplace avantageusement les commentaires des courses, et les arbres, eux, ne protestent jamais contre les décisions du jury !
Avec toute notre sympathie, et une légère avance sur la ligne d’arrivée,
🏇🌳😄