Le ras-le-bol a atteint son point de rupture. Ce jeudi, les policiers municipaux de La Baule-Escoublac se sont mis en grève après un an et demi de tensions sans issue.

Mal-être au travail, alertes ignorées, conditions qui se dégradent : les agents dénoncent une situation devenue « intenable ». Un rapport de la médecine du travail pointant la souffrance de plusieurs agents, ainsi que l’intervention du syndicat de défense des policiers municipaux, n’auront pas suffi à apaiser le climat.

Au cœur de la colère : une gestion jugée « hasardeuse », un management contesté et une pression économique qualifiée d’insupportable. Les policiers pointent notamment la suppression de l’indemnité de sujétion, qui représente une perte sèche de 3 000 à 4 000 euros par an selon les grades.

Autre sujet explosif : le temps de travail. Le conflit s’enlise, et le bras de fer pourrait désormais se poursuivre devant la justice. Le syndicat annonce son intention de saisir prochainement la juridiction administrative.

Sur le terrain politique, le mouvement reçoit le soutien de Laëtitia Sibillotte English. L’élue appelle à « une écoute attentive » et à « des réponses concrètes », rappelant que « la sécurité des habitants repose aussi sur la sérénité de ceux qui la garantissent ».

À La Baule-Escoublac, la crise est désormais ouverte et loin d’être réglée.

Cette publication a un commentaire

  1. Germain

    Hé Pascal Praud tu fais un flash au non du pluralisme et c’est pas de la faute à Mélenchon

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