Alors que l’avenir du site de Pen-Bron suscite de vives inquiétudes, le Collectif pour la protection de la presqu’île de Pen-Bron alerte sur un projet immobilier porté par VINCI Immobilier, rendu possible par une modification du Plan local d’urbanisme. Entre risques environnementaux majeurs, coûts importants pour les contribuables et remise en cause de la vocation historique et solidaire du site, le Collectif lance une pétition et appelle citoyens et élus à se mobiliser pour préserver ce lieu naturel et fragile, face aux enjeux du changement climatique. À l’approche des prochaines élections municipales à La Turballe, l’avenir du site de Pen-Bron devient un enjeu majeur du débat public local.

1. Le site de Pen-Bron n’est pas encore vendu à l’aménageur VINCI Immobilier : VRAI
Une promesse de vente a été signée ; il ne s’agit donc encore que d’un projet. Ce document comporte des conditions suspensives.
En effet, VINCI souhaite démolir, restaurer et aménager le site. Or, dans le PLU actuel, Pen-Bron bénéficie d’une mesure de protection spéciale interdisant toute urbanisation : la zone est classée en zone naturelle.
VINCI demande à la mairie la suppression de cette protection. Il est donc nécessaire de modifier le PLU en reclassant la zone en zone urbanisable. La municipalité actuelle se rallie au bon vouloir de l’aménageur et prépare cette modification du PLU.
2. Coûts pour les contribuables et bénéfices pour le privé : VRAI
Dans le projet, les frais de viabilisation et d’entretien (assainissement, alimentation en eau et en électricité), l’entretien du trait de côte (digues et enrochements), ainsi que celui des zones dunaires et forestières, des accès et des cheminements, seraient supportés par les collectivités locales, donc par les habitants de La Turballe.
3. La réorganisation du site entraînera une surfréquentation et des dégradations environnementales sur un lieu très fragile et protégé par des lois, y compris européennes : VRAI
Avec plus de 200 logements (appartements, chambres d’hôtel, logements pour saisonniers) et les services associés, on peut s’attendre à une fréquentation insoutenable dans un milieu extrêmement fragile, protégé par de nombreuses lois environnementales nationales et européennes.
4. VINCI Immobilier offrira un ZODIAC à chaque propriétaire afin de se sauver en cas de submersion : FAUX !
C’est une farce ! Mais cette idée pourrait presque sembler judicieuse, car les risques de submersion, d’érosion et de rupture de digue, liés à la montée des eaux et aux fortes précipitations dues au changement climatique, sont bien réels.
Ces risques mettraient en danger les réhabilitations envisagées. En effet, si le PLU est modifié, la municipalité responsable devra assurer la protection des biens ou indemniser les futures victimes. Les contribuables devront alors régler la note.
Un centre de soins subventionné deviendrait ainsi un complexe touristique…
Quel rôle jouent aujourd’hui les Œuvres de Pen-Bron, devenues Hélyans ?
→ Toutes les associations du Collectif ont émis un avis défavorable.
Pour éviter ce scénario, faites connaître votre opposition à ce projet aberrant face au changement climatique en signant la pétition en ligne :
Pétition : https://c.org/HtR6bXPmy4
Prochaine réunion du Collectif Pen-Bron
20 janvier 2026 à 18 h
Salle des Perrières, Clis
Collectif pour la protection de la presqu’île de Pen-Bron
📧 Collectif-PenBron@pm.me
Cet article a 6 commentaires
Habitants de La Turballe le seul moyen pour que ce projet ne se fasse pas c’est de ne pas réélire le maire PS Cadro. D’élire un ou une maire qui s’engage contre ce projet. Qui propose autre chose. Il y a tellement mieux à faire. L’ancien maire Leroux avait pris des dispositions pour que les promoteurs ne s’approprient pas le site. Il faut respecter la volonté de l’ancien maire.
Ou alors que le maire de gauche fasse un référendum d’initiative citoyenne.
je rappelle que le maire de la turballe a été élu par les Turballais , et donc il devrait défendre les intérêts des Turballais, qui n’ont rien a gagner a ce projet, bien au contraire !
ce projet est complètement délirant compte tenu de la montée des eaux visible a chaque nouvelle Marais
René Leroux n’a jamais eu voix au chapitre de Pen Bron, à son grand regret. Pen Bron a toujours joué cavalier seul.
les projets des opposants , à ce que j’ai cru lire, sont de nature publique, citoyenne: alors, si on parle finances, les impondérables frais d’aménagement et d’entretien existeront toujours et seront reglés par les citoyens, et de surcroît, l’acquisition de site, sa transformation, les frais d’investissement et de fonctionnement seront aussi supportés par les citoyens..
Enfin, l’argent de la vente tombera dans l’escarcelle des Oeuvres de Pen Bron, qui gèrent 11 établissements de santé dans la Région.
par ailleurs, la forêt est cédée à l’ONF ou équivalent, ce ne sera pas un golf.
seuls les bâtiments construits sur le schéma d’un hôpital militaire seront réhabilités, aucune extension ni élévation n’est prévue.
Bref, même si on peut regretter que , comme Saint Jean de Dieu, cet établissement change de destination, je ne vois pas comment échapper à un inéluctable qui n’est pas si monstrueux que ça
monsieur robin.votrz réponse résume a elle seule toutes les problématiques de manière factuelle et froide .l’autre option évoquée par certains utopistes serait de laisser pen bron en l’état .alors quid de la réaffectation du prix de vente espère dans le modèle économique des opb.mais ça a par vous personne n’en a parlé.il faudra alors que les opb demande des subsides a l’état dont on connaît la situation financière.il serait bon pour certains de revenir sur terre.les incantations vertueuses se heurtent souvent a la réalité
Se cacher derrière un pseudo n’a jamais été gage de courage.Vous parlez d’un ric pour connaître la position des habitants.regzrdez la sociologie des habitants et vous aurez le résultat.vous parlez des dispositions prises par leroux.c’etait il y a 20/25 ans le monde a changé
les collectivités territoriales n’ont pas voulu s’investir dans le devenir de ce lieu emblématique.ce sont les représentants légitimes du peuple qui les a elu .donc leurs décisions sont prises en notre nom.meme si on est pas en accord
les trains ne passent qu’une fois ,or .,quand je vois ce collectif s’agiter alors que quand la parole leur était donné pour proposer quelque chose.les mêmes qui aujourd’hui poussent des cris d’orfraie,vous répondaient qu’ils n’étaient pas là pour cela.
la présence de Vinci dans ce dossier n’est due qu’au désengagement des collectivités territoriales .a l’absence de charisme d’un leader prêt a mouiller la chemise pour un projet économiquement acceptable.ecologoqiement responsable et humainement respectueux
la situation actuelle résulte de la conjonction de tout ces éléments auxquels il faut ajouter un contexte économique et .politique .peu propice au consensus.
concernant un possible autre maire.le maire actuel va certainement se représenter,évitera campagne électorale (il n’en a pas besoin) et débat contradictoire,(il a horreur de la contradiction) donc a moyen terme le projet d’urbanisation intense ira a son terme.bien que je le déplore .mais s’opposer sans proposer est stérile et inutile
j’ai la prétention de bien connaître le dossier pour avoir travaille dessus des mars 2020 .j’ai ensuite tenté d’animer une commission communale a laquelle il a fallu faire preuve de beaucoup de persuasion pour que les associations tel que terre et mer.vert pays blanc daignent « participer »,,en réalité leur implications se rapprochaient plus de l’incantation que de la volonté de construire.
ajoutez à cela ,une absence totale d’investissement des élus.une absence de collaboration des opb.les intérêts personnels
donc ne rêvez pas
.je ne suis pas ici l’avocat de Mr cadro mais dans ce dossier son rôle n’est plus qu’un rôle de suiveur accompagnant l’histoire
Même si je m’exprime ici à titre personnel et sans mandat , en tant que membre de l’association « Terre et Mer : Pour l’avenir du Vivant » et l’ayant représentée à la Commission Consultative Municipale visant à réfléchir à un projet alternatif pour Pen Bron , je ne peux pas laisser dire de telles choses.
Nous nous sommes battus pour faire partie de cette commission , avons créé un groupe de travail qui a travaillé et produit des documents allant dans le sens d’un projet alternatif respectueux du site , de sa richesse floristique et faunistique , de son Histoire et de ses valeurs. Certains nous ont effectivement reprochés et nous reprochent visiblement encore de ne pas avoir été en accord avec certaines propositions. Mais cette commission n’était elle pas justement un lieu de débat et de co-construction ?
Et si cette commission n’a rien produit , est ce à cause de ce désaccord ou parce que le Maire a décidé, un beau jour en prenant tout le monde par surprise que la commission « avait fini son travail » sans rien produire et sans respect pour le travail effectué par les différents membres ?
Malgré cela , notre groupe de travail Pen Bron a continué à travailler et travaille encore . Nous avons rencontré les élus municipaux , ceux de Cap Atlantique , du Département et effectivement ils n’ont pas voulu s’engager dans ce projet et c’est effectivement ce qui nous amène à la situation d’aujourd’hui . Et peut être qu’un « meneur » de projet plus déterminé et charismatique aurait utile mais on ne le saura jamais.
La création du Collectif a été la suite logique et de nombreuses associations locales mais aussi plus importantes, connues et reconnues, nous ont rejoints et nous continuons à travailler à un projet pour Pen Bron qui soit respectueux du site naturel et de sa biodiversité car contrairement à ce que certains veulent faire croire , le Collectif n’est pas opposé à tout projet ni à Vinci par principe . D’ailleurs un document, à la disposition de tous en atteste. S’il s’oppose à ce projet proposé par Vinci c’est qu’il le trouve démesuré en terme de fréquentation future, qu’il crée des risques pour la zone naturelle et qu’il engendrera des coûts financiers importants pour la collectivité aujourd’hui pour les réseaux et l’entretien des espaces laissés libres d’accès au public mais aussi dans le futur pour lutter contre l’érosion côtière et le risque de submersion.