« Malgré les alertes, l’Assemblée nationale n’ouvre toujours pas le dossier Sandrine Josso. »
La députée centriste de Loire-Atlantique est accusée d’avoir exploité un assistant parlementaire, chargé pendant des mois de s’occuper de ses affaires personnelles. L’Assemblée refuse d’intervenir auprès de l’élue, alors qu’elle aurait déjà employé successivement quarante collaborateurs, selon les informations de Mediapart.
D’après un décompte effectué par Mediapart, la parlementaire a bien employé au moins quarante collaboratrices et collaborateurs différents depuis neuf ans (dans un contexte où les équipes parlementaires sont en moyenne composées de trois personnes).
Dans un rapport remis en 2023 au déontologue de l’époque, un cabinet d’expertise a notamment relaté l’état de santé inquiétant d’une collaboratrice, écartée du jour au lendemain par Sandrine Josso : « troubles du sommeil », « perte d’appétit », « manque d’énergie », « anxiété », « perte de confiance en soi », « doutes sur l’avenir ». Un ex-collaborateur se remémore avoir dû courir pendant des mois derrière son solde de tout compte.
Mediapart n’aurait évoqué qu’une partie des faits rapportés.
Un ancien collaborateur de la députée a été licencié brutalement. Il se serait retrouvé dans l’impossibilité de payer son loyer et aurait dû dormir, en plein hiver, pendant trois mois dans sa voiture.
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