Les conseils municipaux se suivent sans amélioration du dialogue entre élus, et le maire continue ses propos désobligeants, voir insultants, à l’égard de Mme Valérie FRAUX (cf. celui du 14 février). La qualifier d’opportuniste : de sa part, c’est un comble !

Les réunions du Conseil Municipal sont des chambres d’enregistrement de décisions déjà prises, dont la présentation est donnée dans le délai règlementaire strictement minimum de 5 jours, de façon succincte ou floue, mais avec nombre d’annexes administratives : les conseillers municipaux minoritaires ne peuvent étudier correctement le dossier…

Plutôt que commenter ce qui fut dit, parlons de ce qui ne le fut pas.

Parce que la méthode du maire, c’est :

« Information réduite, silence et secret : c’est moi qui décide ! »

1-Aménagement de la place de la Poste:

Les travaux publics sont lancés, mais les travaux privés de l’ex-Gendarmerie Maritime sont à l’arrêt !

Bradée par la commune avec une moins-value de 400 000€ pour réaliser sur place 7 logements sociaux, la « Gendarmerie Maritime » serait remplacée par un collectif de 35 logements (dont une cellule commerciale en rez-de-chaussée). Ce chantier, stoppé, est déjà un échec, avec des inondations en sous-sol, et des maisons voisines fissurées ! Quand va-t-il redémarrer alors que les chaussées jouxtant la Poste sont en cours de finition ? Les engins de chantier risquent de provoquer des dégradations !

On a la même problématique Bd de la République devant l’Office du Tourisme et l’îlot Total… La voirie mise à neuf avant le chantier de construction de 2 immeubles !

Quelle est la cohérence dans l’enchaînement des travaux ? Cela ne se résoudra pas par une obligation simple au promoteur de remettre en état les dégâts provoqués par les engins de construction.

Qui est responsable de cet enchaînement irrationnel des chantiers publics et privés ?   Le maire avec son impatience et sa précipitation ?

2-Projet des ports :

Depuis 2018, le projet des ports est dévoilé au compte-gouttes, sans présentation globale de l’opération :

1er appel d’offres avec cahier des charges secret, mais affirmation du maire « cela ne coûtera rien aux Pornichétins ! ». Patatras : appel d’offres infructueux avec une seule réponse à un prix exorbitant « sans concurrence » ! Un projet trop ambitieux, irréaliste et mal ficelé.

Qu’à cela ne tienne, une idée lumineuse conduit à imaginer une Société d’Economie Mixte Locale (SEML) pour satisfaire une ambition personnelle aux frais des Pornichétins.

  1. Fraux interrogeait en Conseil municipal du 15 mars 2023 : « est-ce à dire que vous considérez qu’aucun candidat, groupement d’entreprises, ne serait assez fou pour se lancer dans l’aventure seul, avec les contraintes ambitieuses que vous fixez ?»

Le 2e appel d’offres du 21 avril 2023, avec pour dates limites des candidatures le 26/05/2023 et de remise des offres le 15/12/2023, semble confirmer cette crainte : seule la SEML aurait fourni une réponse. Le calendrier prévisionnel consultable sur le site de la ville annonçait le choix du candidat en Conseil Municipal en janvier et la signature du contrat en février. Pourquoi le résultat de la Commission d’Appel d’Offres n’a-t-il pas été soumis à l’approbation du CM du 14 février ? Pourquoi le résultat reste secret ? N’y aurait-il pas un conflit d’intérêt SEML – Mairie, malgré le déport du conseiller municipal R. Raher ? PCV rappelle qu’un Appel d’Offres avec introduction d’une Société d’Economie Mixte à Opération unique (SEMOP) était plus adapté, pour prévenir tout conflit d’intérêts et surtout limiter le risque financier !

Quand la mairie communiquera-t-elle le résultat de cet Appel d’Offre(s), et les engagements financiers de la commune dans ce projet ?

3- Gestion des écoles

Au détour de la communication «a posteriori » des décisions L2122-22 prises par le maire, on apprend des travaux dans la cour de l’école Gambetta, et par la presse locale la suppression d’une classe à l’école du Pouligou…

La responsabilité de la commune sur ses écoles primaires exigerait un peu plus d’information donnée aux élus en commission « Familles et Solidarités », puis en Conseil Municipal… Est-ce normal que sur un tel sujet essentiel pour les familles de Pornichet il n’y ait aucun débat d’orientation, dans l’intérêt des enfants ?

Face au choix, pas forcément judicieux, de fermer l’école Jean Macé, de densifier celle du Pouligou et de regrouper celles de Gambetta, le constat est là, aujourd’hui :

  • l’école Jean Macé endormie attend un projet futur. Une réserve foncière, nous dit-on, dont nous n’avons aucune nouvelle… PCV proposait d’y installer une maison médicale, entre autres…
  • l’école du Pouligou perdra une classe à la rentrée prochaine…
  • le Groupe Scolaire Gambetta étriqué recevra une construction en remplacement de l’ALGECO. L’un comme l’autre grignotent cette cour de récréation où les enfants ne trouvent pas un m² d’ombre par fortes chaleurs suite à l’abattage du bel arbre par négligence durant les travaux et peut-être l’envie d’avoir une cour bien propre pour éviter les aiguilles de pin et la « gadoue » en classe !!!

Quand on veut attirer les familles, où est l’ambition pour le bien-être des enfants ?  Ils auront besoin de fraîcheur et de verdure dans leur école !

Cet article a 2 commentaires

  1. Capitaine Haddock

    Merci PCV pour votre analyse de la situation et des turpitudes de notre bon maire, et plus particulièrement du dossier « projet des ports »

    Le moment décisif du choix du prestataire est arrivé et malheureusement il semblerait qu’une seule candidature ait été présentée.
    Il pourrait s’agir, très probablement, de la SEML(Société d’Économie Mixte Locale) portée en majorité par la Ville puisqu’elle a été crée pour cela dans les conditions suivantes :
    • la VILLE 51 %
    • Ets CHARIER 22 % (route et travaux urbains)
    • Ets LEGENDRE 22 % (génie civil)
    • Loire Atlantique Nautisme (50 % conseil départemental 50 % CCI St Nazaire) 5 %

    Si tel était le cas, se poserait alors plusieurs questions :
    • la crédibilité de la parole du Maire qui avait dit et redit que « l’aménagement des ports ne coûterait rien aux Pornichétins »
    • un éventuel conflit d’intérêts entre la commune, qui deviendrait donneur d’ordres, et les actionnaires de la SEML s’ils répondaient, directement ou indirectement, aux marchés d’appels d’offres concernant les travaux d’aménagement des ports.
    • La présence de M.Raher, conseiller départemental. Le conseil départemental est présent dans le capital social de la SEML au travers de Loire Atlantique Nautisme.

    Les Pornichétins vont se trouver embarqués dans une aventure Pelleteurienne à plusieurs dizaines de millions d’€uros et les AMI ne suffiront pas à faire face aux dépenses d’investissement.
    Cela rappellera étrangement le cinéma qui devait coûter 3 M€ qui a coûté 4,5 M€ soit plus de 50 %.

  2. Herbert

    Le grand effacement des élus majoritaires fortifie l’autocratie.
    Existe-t-il la possibilité d’une morale propre ?
    Au vu de la léthargie passive du camp majoritaire et tant les règles de base de la déontologie sont bafouées, c’est à désespérer.
    Une petite musique à laquelle il faudra bien finir par s’habituer tant elle risque de trôner encore longtemps si rien ne bouge.
    Infatué, outrecuidant, ces maux dénoncés par V. Fraux ne trouvent pas écho afin d’orienter et réguler les comportements.
    S’emparer du problème n’est pas résoudre la question. La faiblesse est ailleurs et soulève la cause du manquement à ses responsabilités. Certes les décisions unilatérales et ses dérives nombreuses n’engagent pas au débat ; à qui la faute ? Omerta ne résout rien. Ce n’est pas d’une piteuse implication quand l’un ou l’une surjoue et récite sans conviction le texte d’un collaborateur, histoire de brouiller les pistes et d’éluder les vrais sujets.
    Des attitudes qui posent plus de questions qu’elles n’apportent de réponses.
    S’en est au point de compromettre le pluralisme, condition même de l’exercice démocratique.

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