La Turballe :  Vinci Immobilier a signé une promesse de vente avec les Œuvres de Pen Bron sans que le montant ne soit révélé. Un journaliste du Figaro et de Mediacités annonce une somme de 20 millions d’euros. Une réunion de présentation du projet a eu lieu ce mardi 14 mai à La Turballe devant environ 500 personnes.

Dans sa présentation Vinci a été peu disant et a embelli la réalité comme souvent en pareilles circonstances. L’objectif étant de réaliser l’opération coûte que coûte sans soulever des montagnes d’oppositions ou de recours.

« L’objectif du projet est de redonner vie à la presqu’île après 7 ans d’inoccupation, en l’ouvrant au public tout en garantissant la préservation et la pérennisation d’un environnement unique. »

Vinci évoque en premier lieu la protection de la biodiversité, une cyprière remarquable, un espace dunaire exceptionnel, et une faune diversifiée autour du site.

Vinci annonce qu’à priori, il n’y aura pas de constructions nouvelles. Ils vont réaménager l’existant pour en faire un hôtel, une résidence locative de tourisme, une salle de séminaire, un hébergement pour les saisonniers, une épicerie, un bistrot. Une maison des aidants et de répit fait également partie du projet.

La chapelle de Pen Bron, est conservée et gardera une vocation culturelle et événementielle.

Le démarrage des travaux est prévu en 2026. L’acte de vente définitif ne sera validé qu’une fois le permis de construire obtenu et les recours éventuels terminés.

Quid de l’hypothétique montée des eaux en cas de réchauffement climatique ?

Vinci affirme sans sourciller qu’un bureau d’études spécialisé dans le domaine, indique que d’ici cinquante ans, même avec une hausse de 4° des températures moyennes, le site ne serait pas impacté. Alors que le trait de côte a reculé sur  la commune du Croisic, que le conseil départemental demande le déménagement des établissements médicaux sociaux à Saint-Brevin pour risque d’inondation, que les altitudes de références sont sensiblement les mêmes il va falloir que les pouvoirs publics, les politiques et les promoteurs de Pen Bron accordent leurs violons, car dans l’immédiat, c’est l’incohérence totale.

Le maire de La Turballe a indiqué qu’il allait devoir revoir le PLU pour que le bâti existant puisse être hôtelier et plus médical.

Il avait aussi déclaré en Conseil municipal le 27 octobre 2020 : …C’est niet, il n’y aura pas de projet immobilier, la zone Natura 2000, le trait de côte ne le permet pas… »

Un site d’information a été ouvert : www.renouveau-pen-bron.fr

Cet article a 8 commentaires

  1. Antony La Baule

    Ecoeuré j’ai été aidant plus d’un an à Pen Brom, c’est une honte d’avoir déménagé les maldes dans des cubes à Saint-Nazaire. Les soignants de l’époque avaient vu juste pour y faire un hôtel et une résidence de vacances. Si Vinci confie la gestion hôtelière de l’hôtel à Barrière un jour on aura un casino. Il y avait mieux à faire messieurs les politiques. Une fois de plus vous décevez.

    1. Christian Robin

      Cher Antony la Baule
      Je vous cite: :
      “Les soignants de l’époque avaient vu juste pour y faire un hôtel et une résidence de vacances.”
      Je crois que c’est ce que veut faire Vinci….non?
      PS le projet d’hôtel n’a pas été initié pare les soignants de l’époque, mais par le Maire, Monsieur René Leroux. L’hôtel a té construit, et sa gestion est devenue privée..
      L’idée était à la fois bonne et mauvaise: bonne, parce que le Maire souhaitait que les accompagnants, parents et amis, pussent séjourner près de leurs patients.
      Mauvaise: je lui ai dit que c’était la porte ouverte à l’urbanisation et au tourisme: d’abord, comment faire la preuve qu’un client potentiel ne soit pas un touriste lambda , mais bien la parentèle d’un patient. Comment maintenir la fréquentation et le chiffre d’affaires d’un établissement en excluant tout personne sans lien avec un patient.
      Mauvaise encore, parce que l’esprit des Oeuvres de Pen Bron était gauchi: en quoi un hôtel dans un centre hospitalier restait-il du sanitaire, et non plus de l’hégergement.
      Cela a été accepté par la Préfecture , grâce au cache-sexe médico social.
      Bien que méfiant pour les raisons susdites, je constatais qu’ un défaut rédhibitoire à l’obtention du titre de Station Balnéaire , générateur d’une augmentation de la dotation globale de l’Etat, était le manque de logements touristiques .
      Ainsi,, ce qui était une mauvaise opération d’un côté, était bénéfique pour la Commune de l’autre…
      C’est aussi cela qu’il faut voir de positif dans le projet Vinci, même si , comme beaucoup de stations balnéaires, la surfréquentation touristique peut poser problème, même si en son absence, une cité périclite..
      Même si, même si, même si….il faut additionner les plus et le moins, et finalement faire un choix: En ce sens, le Maire actuel est dans la ligne de René Leroux…

    2. Christian Robin

      Cher Anthony, je crois avoir mal compris votre phrase ” Les soignants de l’époque avaient vu juste pour y faire un hôtel et une résidence de vacances”
      je l’ai interprétée , à mon regret, comme un souhait des soignants de l’époque, interprétation stupide, je l’avoue.
      C’est, je crois ma seule trahison de la vérité…
      Pour le reste, je n’ai rien à retrancher sur mon propos, qui est une confrontation entre inconvénients et intérêts d’établir A L’EPOQUE un hôtel à Pen Bron.
      Monsieur Leroux affichait une volonté politique, “aucun autre projet autre qu’Hôpital à Pen bron”. Evidemment ! il avait trois considérations, la première le bien-être des patients, la seconde la proximité des soignants avec leur domicile, la troisième une perte économique pour la Commune, en ce sens que les soignants étaient employés sue notre commune, d’une part, et que d’autre part des soignants partant en retraite, ne seraient pas forcément remplacés par des turballais.
      Monsieur Leroux, à son regret et au nôtre, n’a jamais pu entrer dans le “secret” des Oeuvres de Pen Bron, d’ailleurs pas plus que ses prédécesseur ni de ses successeurs.
      il a assisté au “détricotage” de Pen Bron, lâché par l’ARS en dépit des efforts de François Moutet.
      vous me dites que chez Ptite Casquette, il vous a réitéré sa conviction affichée,(elle était publique), mais il constatait l’irrémédiable.
      En discussion nous lui avons dit en forme de boutade, ” Et un centre de thalasso avec hôtel et casino ?” boutade pour boutade, il nous a répondu ” pourquoi pas, si ça donne du travail aux turballais”
      C’est en ce sens que je dis que l’actuel Maire est sur la position de Monsieur Leroux.
      Et le fond du problème est là ! que va représenter pour la Commune l’arrivée de Vinci ? Il y a ce qui serait souhaitable, ce qui est possible, et ce qui se fera…ou non…
      Sur la mutabilité des projets , une sorte d’anecdote que vous avez suivie: L’Etat avait vers 2014, pondu un projet d’interdiction de rejets à la mer des poissons hors taille: tout devait revenir au port. L’idée est venue alors de traiter ces déchets par digestion( enzymatique) qui séparerait lipides de protéines, lesquelles pourraient être désiccées et transformées en poudre. Dans l esprit des porteurs du projet, le site retenu serait sur la zone de La Marjolaine .
      Il fallait également préserver la qualité organoleptique des poissons consommables d’une manièrez utilisée sur les navires usine: l’autre partie du poisson chaluté serait aspirée et projetée dans des cuves réfrigérées.
      Sitôt évoqué, levée de bouclier contre “une usine de poissons”, au nom bien évidemment de la Protection de la Nature, cache-sexe courant des intérêts particuliers…A y regarder de près, il nous apparaissait que deux projets se faisaient jour: l’arrivée de l’éolien et de sa base de maintenance, et cette obligation de retraitement des poissons.
      il nous semblait évident que le retraitement du poisson devait être fait sur le port, au plus près des bateaux, et que la base de maintenance pouvait trouver place sur la-dite zone de La Marjolaine ( une salle de commande de conduite centralisée n’exige aucune proximité de la mer)
      Mais d’une part, le deal de l’éolien était que tout se fît sur le port, condition sine qua non pour l’extension du port,afin d’améliorer la sécurité des pêcheurs, et un peu aussi pour les barges de l’éolien….
      Résultat des courses: la base a été imposée sur le port, et l’interdiction des rejets de poissons en mer a disparu des radars. Quant aux cuves réfrigérées, elles étaient impossibles à mettre en oeuvre sur les chalutiers actuels, raison de place et se sécurité par affaiblissement du couple de redressement du bateau, sans parler du coût..
      Bref, ce petit laius avait pour objet de montrer à échelle minime que tel projet irrémédiable ( exemple, les critères de Maastricht et la déviation Guérande La Turballe) disparaît en un Pschitt, selon le mot de Jacques Chirac.
      Bien à vous.

  2. Corinne LA TURBALLE

    De nos jours ,est ce bien raisonnable de changer le PLU et d’autoriser ainsi Vinci à faire du logement en grande partie pour les touristes? quand ils auront les pieds dans l’eau les jours de grands coeffs, avec les prévisions de la montée des eaux et les tempêtes de plus en plus frequentes , va t- on demander aux turballais de financer l’entretien de l’enrochement pour protéger des intérêts privés ? les collectivités vont avoir assez à faire avec la gestion de leur trait de côte ,c’était vraiment pas la peine d’ en rajouter ? les élus qui vont donner à Vinci immobilier les clés du site de Pen Bron en signant le permis de construire ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas . ils seront responsables .

  3. Christian Robin

    Les élus seront responsables de quoi, chère Corinne? Soit Pen Bron est un patrimoine architectural, alors, de privé qu’il était, propriété des œuvres de Pen Bron, défendu par son perré initial, et les enrochements payés par Total, ensemble entretenu superficiellement quoique que de manière coûteuse par la Commune, propriété privée il restera, et patrimoine architectural il restera.
    Vous objectez une fantasmatique montée des eaux ( 3 mm par an, 3 cm en 10 ans, 30 cm en un siecle) incontestable certes: mais si Pen Bron était resté hôpital, ce sont les patients et le personnel qui auraient eu les pieds dans l’eau, n’est-ce pas ? Alors, à tout prendre, autant que ce soient Vinci et les “rupins” qui douillent, non?
    Cette partie du littoral entretenue par la Commune fait partie de la Commune de La Turballe, CQFD. Vinci assure que la promenade autour du site sera toujours accessible au public: Le refuserait-t’il que la loi sur les sentier littoraux, ou sentiers douaniers l’y contraindrait.
    Enfin, donnez-nous votre stratégie: un privé vend à un privé. Ce patrimoine, quelque attachement sentimental qu’on lui porte, reste privé, sans confusion possible entre sentiment de propriété que nous avons tous, et réalité de propriété.
    On comprend que votre réticence vienne de votre haine envieuse de l’argent..mais je ne doute pas que si des résidences locatives se réalisent, si vous en avez le goût et les moyens, vous n’hésiterez pas, à moins qu’un voeu de pauvreté ne vous y fasse renoncer.
    Enfin, si la collectivité avait 90 millions d’€ ( 2 fois le port) à dépenser, hors coût de réhabilitation, elle le ferait, avec exactement les même contraintes de rentabilité, pires encore moralement, car ce serait de l’argent public investi.
    Vous pouvez retourner le problème dans tous les sens, comme j’ai eu l’occasion de le faire sous 3 mandats, à mon tout petit niveau, le problème reste posé..
    Si ça peut vous consoler, le produit de la vente sera affecté au budget des 16 établissements de santé que possèdent et gèrent les oeuvres de Pen Bron, car les objectifs de cette Association demeurent.
    Bien à vous, et merci de m’avoir lu, à défaut d’être convaincue..

  4. Corinne

    cher Mr Robin , non je ne suis pas envieuse et pour rien au monde je ne voudrai m’ installer sur le site de Pen bron . Concernant l’ enrochement et son entretien , autant il me paraît légitime que la collectivité s’ engage à protéger un hôpital, autant je trouverai ça aberrant qu’ on nous demande de protéger un lieu dédié au tourisme , site qui risque d’ être de plus en plus à la merci de submersion.
    et oui je pense que si nos élus changent le PLU pour permettre du locatif et de l’ habitat touristique , ils engagent leur responsabilité sur le devenir de Pen Bron . Mais en tant qu’ ancien adjoint à l’ urbanisme et candidat malheureux aux élections municipales ,peut être auriez vous adoré être à l’ origine d’ un si beau projet et marquer ainsi aupres des turballais votre passage d’ une pierre blanche ?

  5. Christian Robin

    chère Corinne
    je vois que nous ne sommes pas tout à fait d’accord…
    pour mon passé, et ceux qui ne le connaîtraient pas, et qui d’ailleurs s’en foutent royalement à juste titre, M. Leroux m’a demandé en 2001 de travailler sous son mandat, en charge de l’urbanisme, i.e. le développement de La Turballe. Dès lors que la politique d’urbanisme traînait des pieds, je l’ai dit un peu fort, et il m’a viré. A sa place, j’en aurais peut être fait autant, d’ailleurs.
    En 2008, nous avons monté une liste, et nous avons perdu. En 2014, nous avons monté une nouvelle liste, et nous avons élé élus. Effectivement JP Branchereau m’a donné la délégation d’adjoin t: une chose que vous n’avez pas comprise, c’est qu’un adjoint tâche de mettre en œuvre la politique de l’équipe qui a élu le Maire. Être à l’origine d’un projet est bien sûr gratifiant, et globalement, instruire et signer 55 permis de construire par an, qui sont autant de projets de vie, est toujours agréable. Mais ça, qui êtes toujours dans la négativité, ne pouvez pas comprendre que faire est plus jouissif que de se racornir dans une opposition systématique.
    Alors, les enrochements: Dès qu’une tempête vient défoncer le sentier piétonnier, votre équipe de bras cassés pousse les hauts cris en fustigeant la Mairie, en déplorant que les handicapés ne puissent pas circuler sur un terrain chaotique. Vrai ou faux ? Idem la protection de la dune, le petit cimetière et tutti quanti..
    Or, comme j’ai eu l’honneur de vous le dire, une des balades favorites des turballais est de faire le tour de Pen Bron, chose qui perdurera. Donc, si vous étiez aux commandes, ce qui n’arrivera jamais, en laissant la mer ” reprendre ses droits” comme on le dit couramment et connement, vous sacrifieriez volontiers cette balade publique au prétexte que derrière , des touristes se gobergent.
    Connaisse-vous l’expression ” se tirer une balle dans le pied?
    Bonne soirée

  6. Antony La Baule

    Monsieur Robin
    A l’époque les soignants étaient en grève et ne voulaient pas déménager à Saint-Nazaire. Ils avaient anticipé ce projet et étaient contre. Tout comme Monsieur Leroux qui était contre également.. Par contre il a bien donné son accord pour un hôtel pour aidants. Ce qui signifie qu’il n’envisageait rien d’autre pour PenBron. J’ai eu l’occasion de prendre un verre avec lui à Petite Casquette il m’avait dit “tant que je serai là il n’y aura pas de projet autre à Pen Bron.” Alors s’il vous plait ne trahissez pas la vérité. Le maire actuel n’est en aucun cas dans la lignée Leroux s’il laisse faire ce projet Vinci. Leroux n’en aurait pas voulu, il l’a suffisamment dit. Il y a mieux que ça à faire pour Pen Bron. Il y a de fortes chances qu’à cause du trait de côte cela ne se fasse pas. A suivre…

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