Faute d’avancées jugées satisfaisantes, les policiers municipaux de La Baule prévoient une nouvelle mobilisation le 8 mai prochain, accompagnée d’une manifestation.

Le Syndicat de Défense des Policiers Municipaux (SDPM) indique que le mouvement se poursuit. Selon lui, le maire n’a pas reçu les agents concernés, ces derniers n’ayant échangé qu’avec le directeur général des services (DGS). Une situation dénoncée par les policiers municipaux, soutenus par le SDPM national et la CFTC régionale, qui jugent ces méthodes « méprisantes ».
Les propositions transmises par le DGS, par courrier électronique, n’ont pas convaincu les agents ni les organisations syndicales. Elles ne répondraient pas, selon eux, aux principaux points de blocage. Il semble que le DGS soit sous contrainte hiérarchiques.
Les policiers municipaux réclament désormais une rencontre directe avec le maire. Ils demandent le rétablissement de compensations liées aux sujétions spécifiques, notamment pour le travail effectué les dimanches et jours fériés, supprimées unilatéralement sans concertation préalable.
Le préavis de grève reste illimité, tandis que la CFTC confirme la mobilisation du 8 mai.
Dans ce contexte, les syndicats alertent sur un risque de départs au sein des effectifs, ce qui pourrait entraîner, à terme, un manque de policiers pour la commune.
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Rien de très surprenant dans la grève actuelle des policiers municipaux de La Baule. Il y a quelques mois déjà, j’ai eu connaissance dans la presse d un rapport de la médecine préventive — sollicité dans le contexte d’une demande d’armement — qui pointait une réelle souffrance au travail. La réponse du maire ? Contester vivement ce constat… jusqu’à engager une procédure judiciaire contre la médecine à l’origine du rapport…
Dans le même temps, les effectifs continuent de tourner dans une commune pourtant réputée paisible, et les alertes se répètent. Dès lors, voir aujourd’hui le personnel se mobiliser, comme cela arrive maintenant régulièrement depuis 2020, n’a finalement rien d’inattendu. À force d’ignorer les signaux faibles, ils finissent toujours par devenir impossibles à taire.