Le dossier de l’aérodrome de La Baule continue de susciter des interrogations. Lors du conseil municipal du vendredi 24 avril, l’élu d’opposition Brieuc Rolland a remis sur la table le sujet sensible du hangar en construction.
La question posée :
Monsieur le Maire, chers collègues,
« En 2021, sur le site de l’aérodrome, a débuté la construction d’un hangar destiné à accueillir des jets privés, un hélicoptère ainsi que des bureaux, porté initialement par la SAS Ocean Aviation et la SASU Jet Roof.
Un permis de construire a été délivré en mars 2022 à la SAS Ocean Aviation, puis transféré à la SASU Jet Roof. Dans ce cadre, il aurait été nécessaire que le conseil municipal délibère sur le transfert de la convention d’occupation temporaire du domaine public conclue avec le Syndicat intercommunal de l’aéroport de La Baule-Escoublac – Pornichet – Le Pouliguen.
Or, la société Jet Roof, devenue titulaire du permis, a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Saint-Nazaire en 2024, l’empêchant de mener à bien le projet.
Se pose alors une difficulté majeure : la convention d’occupation temporaire du domaine public ne peut être juridiquement transférée, celle-ci n’ayant été ni signée ni datée par les parties. En conséquence, il a été proposé au conseil municipal (séance du 1er mars 2024) d’autoriser Monsieur le Maire à conclure une nouvelle convention avec un éventuel repreneur.
Dans ce contexte, plusieurs questions se posent :
A-t-on, à ce jour, identifié un repreneur pour ce projet ?
L’absence de validité juridique de la précédente convention a-t-elle constitué un frein dans cette recherche ?
Par ailleurs, en théorie, deux conventions distinctes auraient dû être conclues par le syndicat intercommunal : l’une avec la société Ocean Aviation, titulaire initiale du permis, et l’autre avec la société Jet Roof après le transfert de celui-ci.
De plus, ces conventions prévoient normalement le versement d’une redevance en contrepartie de l’occupation du domaine public. En leur absence, les sociétés concernées ont-elles versé une quelconque compensation à la collectivité ?
Enfin, l’état actuel de la structure appelle également à la vigilance. En l’absence d’entretien, celle-ci risque de se dégrader, voire de devenir inutilisable, compromettant toute reprise du chantier. Si une démolition devait s’imposer, qui en assumerait la responsabilité et le coût ? La ville de La Baule-Escoublac, désormais gestionnaire unique de l’aérodrome, serait-elle contrainte de s’en charger ?
Je vous remercie. »
Sur les aspects juridiques les plus sensibles, le maire botte en touche et renvoie vers les services de la ville, reconnaissant ne pas disposer « de tous les éléments » ni du détail des conventions passées, signées ou non signées. Une posture contestable, alors qu’il maîtrise de longue date ce dossier et ses implications.
Déjà lors d’un précédent conseil, en 2025, Danièle Rival avait évoqué des discussions avec un possible repreneur.
En mars 2025, avait été présenté au conseil municipal de La Baule un projet de simulateur de chute libre qui semble aujourd’hui abandonné.
https://cotedamour-infos.fr/la-baule-conseil-municipal-un-simulateur-de-chute-libre-pour-laerodrome/
La réponse du maire de La Baule sur l’aérodrome :
« Cette histoire est très simple. Nous sommes en relation avec le liquidateur pour voir quelle peut être la destination de ce nouveau bâtiment, qui a coûté près de 600 000 euros. La question est de savoir si nous aurions un repreneur. Quand ce n’est pas signé, je n’en parle pas, mais nous avons en ligne de mire un repreneur, donc c’est intéressant.
À partir de cela, on va voir avec le liquidateur. C’est vrai que la situation est compliquée car la société n’a pas répondu à ce qu’elle souhaite mettre en œuvre. Je vous avoue qu’aujourd’hui, nous allons essayer de trouver une nouvelle destination, sachant que ce sera une destination aéronautique, car tout aménagement sur cette zone doit être à destination aéronautique.
N’inquiétez pas non plus l’ensemble de nos habitants : il n’y aura pas d’augmentation du trafic. Nous n’allons pas rajouter des jets supplémentaires ni d’hélicoptères. Je coupe court à toute polémique inutile : cet aérodrome est utile pour nous tous et nous n’augmenterons pas le trafic.
Sur toutes ces questions juridiques, je vous demande de vous rapprocher du service juridique de la ville. Bien évidemment, je n’ai pas tous les éléments sous les yeux. Je n’ai pas avec moi le dossier de l’aérodrome avec toutes les conventions qui ont été signées ces dernières années. »
Cette publication a un commentaire
Le maire dit tout et son contraire en deux paragraphes. « Cette histoire est très simple. » et « la situation est compliquée » Ce qui est curieux dans ce dossier c’est que la société Jet….. exerce toujours ? comment se fait il ? Un utilisateur me disait il y a quelques mois « c’est un bâton merdeux » On a l’impression qu’il y a un manque de transparence.