Les élu·e·s du groupe Une Autre Voie pour Pornichet s’expriment sur les réseaux sociaux.

Agir est nécessaire. Encore faut-il que les projets répondent aux besoins des habitants, s’inscrivent dans une stratégie cohérente et, surtout, produisent des résultats concrets.
Au Pouligou, la municipalité a investi 2 millions d’euros dans une rénovation énergétique intégrant un système de géocooling censé rafraîchir les locaux en été.
Pourtant, fin mai, les températures ont atteint en moyenne 29,6 °C dans les classes, avec des pointes à 32 °C dans la salle de sieste.
Enfants, enseignants et agents ont travaillé dans des conditions éprouvantes.
Alors que nous écrivons ces lignes, un nouvel épisode de très fortes chaleurs est annoncé pour les 22 et 23 juin. Avec le changement climatique, ces épisodes sont appelés à se multiplier. On est donc en droit de s’interroger sur l’efficacité réelle du dispositif.
Malgré nos demandes répétées, les relevés automatiques de température enregistrés depuis son installation ne nous ont toujours pas été communiqués. Or, avant de reproduire un tel investissement dans d’autres bâtiments publics, il faudrait pouvoir en mesurer objectivement l’efficacité.
Même interrogation concernant la maison médicale, présentée comme une réponse aux difficultés d’accès aux soins. Au moment même où la majorité pose, à grand renfort de communication, la première pierre d’un projet censé attirer de nouveaux médecins, le cabinet médical de la Gare ferme ses portes et Pornichet perd trois médecins généralistes.
Cette concomitance interroge l’attractivité réelle du projet.
Là encore, ce ne sont ni les intentions ni la communication qui comptent, mais les résultats obtenus.
Enfin, la commune va verser plus de 110 000 € pour solder l’abandon du projet d’ombrières photovoltaïques de l’hippodrome et du Ninon. Nos alertes avaient pourtant été formulées dès 2022.
Des arbres ont été abattus, du temps et de l’argent public ont été perdus, avant que la majorité ne se rallie finalement à l’autoconsommation collective, que nous défendions depuis quatre ans.
Ces dossiers sont différents, mais ils soulèvent une même question : comment la municipalité évalue-t-elle les résultats de ses choix ?
Car un projet ne se juge ni à ses intentions ni à sa communication, mais à son efficacité.
Le confort thermique de l’école s’est-il amélioré ? L’accès aux soins va-t-il réellement progresser ? Les investissements engagés produisent-ils les résultats attendus ?
Nous voulons rappeler une évidence trop souvent oubliée : une politique publique doit être évaluée non pas sur ses promesses, mais sur les résultats concrets qu’elle produit.
Les élu·e·s du groupe Une Autre Voie pour Pornichet
Michaël NICOSIA
Marilyn DIVOUX
François LE CLÉACH
Jeidi GILLET
Cet article a 5 commentaires
J’ai visionné le dernier conseil municipal.
Quand j’entends M. Nicosia manifester sa satisfaction auprès de M. Raher d’avoir obtenu une demi-page (sur 22 dans la rubrique « libre expression »), je pense qu’il faut qu’il se réveille !
C’est juste normal puisqu’il n’y a qu’un groupe d’opposition contrairement au mandat passé où il y en avait 3. Finalement, il n’a rien gagné !
Un texte écrit mi-mai, publié ici mi-juin… alors que des réponses ont été apportées, même si rien n’est parfait en ce bas monde.
Ou l’art de remuer la merde pour faire vivoter une polémique qui n’a pas lieu d’être afin de faire vivoter un torchon qui n’a pas lieu d’être non plus.
Plusieurs points concernant les choix urbains de la ville de Pornichet interpellent.
On peut s’interroger sur l’emplacement choisi pour la maison de santé, dont la configuration semble invisibiliser et limiter l’exposition lumineuse du Point Jeunes, avec un impact potentiel sur le confort de ses occupant·e·s et de ses usagers.
Ensuite, les matériaux utilisés pour cette structure ne paraissent pas adaptés aux enjeux climatiques actuels. Pourquoi la mairie n’exige-t-elle pas systématiquement des matériaux écologiques, durables et isolants, comme le font d’autres villes ? L’exemple du cinéma, avec ses immenses baies vitrées et sa structure en béton accumulant la chaleur, illustre cette question : comment se fait-il que les critères climatiques n’aient pas été intégrés dès la conception ? N’aurait-il pas été plus pertinent d’investir dans des matériaux isolants et écologiques plutôt que dans le bois brûlé du Japon, certes très esthétique mais très coûteux.
Par ailleurs, alors que certaines communes végétalisent leurs rues et limitent la circulation pour lutter contre les îlots de chaleur depuis longtemps déjà, Pornichet abat des arbres — certes non « remarquables », mais utiles pour l’ombre et la fraîcheur et au faible coût. Pire, ces abattages étaient censés laisser place à des ombrières photovoltaïques onéreuses… qui ne seront finalement pas installées, pour un coût de 110 000 € pour les contribuables, sans compter le montant de l’abattage.
Enfin, lors du conseil municipal du 24 juin 2026, M. Nicosia a indiqué que la ville prendrait en charge 180 000 € de frais d’immobilisation liés à des retards de travaux entre entreprises privées. Cette décision s’ajoutant aux 110 000 €, porte le total à près de 300 000 € de dépenses publiques. En tant que citoyens et contribuables, il est légitime de s’interroger sur les raisons de cette prise en charge par la commune, ainsi que sur la rigueur de la gestion municipale et son anticipation face aux enjeux climatiques, pourtant documentés depuis plusieurs décennies.
Mais quel est donc ce sentiment de supériorité qui les anime une fois élus ? L’orgueil démesuré, la froideur, le narcissisme seraient-ils contagieux ? Vous exclure d’une conversation, vous ridiculiser, ne pas vous écouter, sont des pratiques malheureusement courantes.
Soutenir les « choix du prince » de l’impétrant sans vérifier la crédibilité est devenu la règle des conseils. Sans débat, chacun, chacune y perd sa personnalité, sa singularité. La manipulation se manifeste lorsqu’une personne reproche à l’autre ses réactions à un comportement toxique, tout en refusant d’admettre que son propre manque de respect en est l’origine.
Le mépris passe par l’impolitesse, l’ignorance et, bien souvent, le manque de respect. La culpabilisation et l’évitement sont au menu. Son ingérence dans tous les dossiers est manifeste. Tout le monde se tait pour préserver ses chances d’être admis dans le groupe majoritaire. Personne ne sort de sa petite zone de confort au prix d’un mutisme pour le coup suspect. Lisser son image ne sert à rien. En inversant les rôles, il détourne l’attention de ses actions pour garder le contrôle, plongeant autrui dans le doute et la confusion.
De ceux qui l’ont précédé, jamais la commune ne fut propriété des maires. Sous les effets pervers du mutisme, lui s’autorise aujourd’hui à la privatiser.
C’est incroyable comme les gens changent dès qu’ils approchent le pouvoir. Une façon de briller socialement sans réelle empathie. Un manque d’intégrité entre ce qui est montré et ce qui se passe en coulisses. Aucune valeur morale fondamentale où l’individu reste fidèle à ses principes, en faisant preuve d’honnêteté et de cohérence dans ses actes.
Urgent est de remettre du discernement là où l’on se sentait obligé d’accepter tout. Faudrait pour cela rompre le silence organisé de ces associés passifs relégués au rang de subalternes, subordonnés.
Quand la protection de la biodiversité produit l’effet inverse ! La réglementation empêche l’entretien classique. Le moins que l’on puisse dire c’est que les écolos pornichétins ne sont pas très inspirés. Que ce soit côté opposition ou majorité c’est de l’amateurisme complet. De l’affichage, de la com’ tout ça pour dire des futilités. Ils parlent sans savoir et surtout sans connaître. L’exemple des fauches tardives, des entretiens différenciés ne correspond en rien à l’idée de départ : entretenir le terrain sans abîmer les sols ni la faune locale.
Le problème, c’est que cette paralysie, autant intellectuelle qu’administrative, ne protège pas la biodiversité, elle la met en danger. En empêchant l’entretien préventif, la réglementation actuelle favorise l’accumulation de combustible végétal, ce qui augmente mécaniquement le risque d’incendie. Et lorsque les feux se déclenchent, ils ne font pas de distinction entre les zones protégées et les autres : ils détruisent tout, y compris les habitats des espèces que la réglementation était censée préserver.
La question que devraient se poser nos élus est pourtant simple : veut-on vraiment prévenir des incendies, ou préfère-t-on continuer à empiler des normes qui donnent l’illusion de protéger la nature tout en l’exposant à des catastrophes plus graves encore ?
Le végétal couvrant notre territoire, mérite mieux qu’une gestion administrative déconnectée du terrain. Les agents chargés de l’entretien ne demandent pas à travailler sans règles, ils demandent à travailler utilement, au bon moment, et que leur travail soit valorisé et non raillé. Que nos espaces paysagers soient d’aspect agréable toute l’année et en état d’affronter les changements à venir. Non pas des terrains en friche, devenus de véritables couloirs de feu.
C’est une question de bon sens, mais aussi d’efficacité.
Révélateur serait de constater que les savoir-faire du passé apportent des réponses immédiates aux défis climatiques contemporains.
Le véritable moteur de cet été extrême porte un nom : il s’appelle le réchauffement climatique anthropique.
Inutile de lui fournir un combustible supplémentaire.
Par contre on peut s’interroger sur le choix d’installation éphémère à proximité d’un site test écolo : Haie morte ou haie de Benjes, meule de foin décorative, herbes sèches, délaissés d’entretien, restes de fenaison où courre un câble électrique sans fourreau ni signalisation. On peut imaginer le pire, mégot, étincelle, propagation de feu, embrasement de la structure bois, bâches, vitrages crament sous la chaleur et l’intérieur s’embrase à son tour.
Délivrer, cautionner, telle autorisation non exempte de distinction sociale, sans vérifications d’usage est de l’inconscience.
Douze ans au compteur! La domination est une maladie qui trouble tout, la vue, l’ouïe, la capacité de raisonnement. Suffisamment éloquent, pour ne plus fermer les yeux sur tant d’imbécilités.
Moralité : on arrête pas la connerie par la communication !