
On parle rarement du feu d’artifice du 15 août à La Baule… sauf lorsqu’il est exceptionnel. Il y a dix ans, celui qui avait illuminé la baie avait marqué les esprits par sa beauté et son ampleur. Cette année, c’est pour une tout autre raison que le spectacle fait parler de lui.
Les critiques pleuvent sur les réseaux sociaux, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le public n’a pas été tendre.
« Jamais vu un feu aussi nul »
Les commentaires se ressemblent et reviennent inlassablement sur les mêmes reproches : manque de rythme, nombreuses pauses, spectacle jugé trop long ou au contraire trop pauvre, et surtout un final qui n’aurait pas été à la hauteur des attentes.
Quelques réactions donnent le ton :
« Feu d’artifice médiocre, beaucoup de blanc et un final vraiment nul ! Première fois que je vois ça à La Baule. »
« Vraiment pas à la hauteur des standards de La Baule. 15 minutes, beaucoup de temps morts. »
« Feu d’artifice totalement médiocre, aucun rythme… Jamais vu un feu aussi nul. »
« Très déçue par ce feu d’artifice, énormément de pauses et aucun rythme. Dommage pour une ville comme La Baule, ce feu d’artifice n’était pas à son image. »
D’autres internautes vont encore plus loin :
« Un échec pour ces deux villes qui habituellement sont à la hauteur. Celui du Pouliguen était largement mieux que Pornichet et La Baule. »
Et certains, plus lapidaires, résument leur sentiment en quelques mots : « La Baule has been » ou encore « Tout ça sent le pétard mouillé comme tout le reste à La Baule ».
Bien entendu, les réseaux sociaux ne constituent pas un sondage scientifique. Mais l’abondance et la convergence des critiques interrogent. Car au-delà de quelques spectateurs déçus, c’est l’image même du spectacle qui semble avoir été remise en question.
Un spectacle vraiment raté ou des attentes trop élevées ?
La question mérite d’être posée. La Baule est victime, en quelque sorte, de sa propre réputation. Lorsqu’une ville communique sur un grand rendez-vous du 15 août, le public attend un spectacle à la hauteur du décor : la baie, la foule, la tradition et l’image prestigieuse de la station.
Un feu d’artifice moyen peut passer presque inaperçu ailleurs. À La Baule, il devient immédiatement un sujet de conversation.
Mais cette année, une autre question se pose, bien plus importante que celle du rythme ou de la qualité du bouquet final.
Le risque en valait-il vraiment la chandelle ?
Dans un contexte de sécheresse et de végétation particulièrement vulnérable au feu, le maintien du spectacle pouvait légitimement susciter des interrogations.
Il suffit d’imaginer qu’une particule incandescente soit projetée vers une zone boisée, notamment en direction de la forêt d’Escoublac, pour mesurer le risque potentiel. Certes, toutes les précautions sont sans doute prises lors de ce type d’événement. Mais le principe de précaution ne consiste-t-il pas précisément à s’interroger avant qu’un incident ne survienne ?
La question n’est donc peut-être pas seulement de savoir si le feu d’artifice était réussi.
Elle est de savoir s’il était indispensable de le maintenir dans ces conditions.
Car entre prendre le risque d’un spectacle décevant et prendre le risque, même faible, d’un départ de feu aux conséquences potentiellement considérables, le choix méritait sans doute d’être posé.
Au lendemain du spectacle, une question demeure donc : fallait-il vraiment tirer ce feu d’artifice ? Entre un spectacle largement critiqué et un contexte de sécheresse qui appelait à la prudence, la décision de maintenir l’événement peut difficilement éviter le débat. À La Baule, on attendait un feu d’artifice à la hauteur de la réputation de la station. On aura surtout eu droit à un feu de critiques… et à quelques étincelles de polémique.