À La Turballe, les échanges se tendent entre le maire et son opposition municipale. Une situation qui contraste avec le mandat précédent, marqué par une contestation moins affirmée. Le groupe « La Turballe Autrement » a ainsi choisi de s’exprimer publiquement en adressant une lettre ouverte au maire, dans laquelle il revient sur plusieurs points de désaccord.

« Dans le contexte des réactions suscitées par notre précédent communiqué, le groupe d’opposition La Turballe Autrement souhaite réaffirmer sa position avec clarté et responsabilité.
Nous avons pris connaissance des déclarations du maire faisant état d’insultes, de menaces et de situations de harcèlement à son encontre et à celle de sa famille. Si de tels faits sont réellement avérés, nous les condamnons sans aucune ambiguïté. Aucune forme de violence, qu’elle soit verbale ou physique, n’a sa place dans le débat public.
Nous tenons à rappeler que notre précédent communiqué est basé sur des données publiques vérifiables (cf. annexe Tableau des indemnités avec sources).
Nous comprenons que la décision d’augmenter significativement les indemnités du maire, sans en avoir expliquer la raison préalablement et sans transparence des autres indemnités versées par Cap Atlantique et le Département, puisse susciter de l’incompréhension et de la colère, notamment dans un contexte économique difficile pour de nombreux Français. Pour autant, cette compréhension ne saurait être confondue avec une quelconque caution de débordements que nous rejetons fermement.
Dans une démocratie locale, le rôle de l’opposition est reconnu et essentiel.
Notre priorité demeure inchangée : travailler dans l’intérêt des Turballaises et des Turballais, faire avancer les projets de la commune et contribuer de manière constructive au débat démocratique local, y compris avec la majorité.
Par ailleurs, les éléments portés à notre connaissance à travers un courriel émanant du maire soulèvent de sérieuses interrogations quant au respect des droits des élus d’opposition.
Il y est notamment demandé aux agents de limiter l’accès des élus de La Turballe Autrement à la mairie, de brider leur participation à deux seules commissions (régularité des listes électorales et la commission d’appel d’offre) et de ne plus leur accorder la mise à disposition gratuite des salles communales.
Si ces orientations devaient être confirmées, elles poseraient la question du respect du cadre fixé par le Code Général des Collectivités Territoriales. Celui-ci garantit aux élus les moyens nécessaires à l’exercice effectif de leur mandat ainsi qu’une participation normale à la vie municipale.
L’intimidation (menace et/ou dépôt de plainte) et l’irrespect ne sauraient brider les élus de La Turballe Autrement dans l’exercice de leur mandat : mail, plusieurs SMS que nous tenons à disposition du Préfet et du Procureur de la République.
Nous appelons à un retour à un climat apaisé, respectueux et conforme aux règles de droit.
Nous le répétons : les Turballaises et les Turballais ne souhaitent pas voir leur débat public s’éloigner des sujets essentiels. Ils attendent des réponses, des solutions et une gestion sérieuse des affaires communales. C’est à ces attentes que nous choisissons de consacrer notre énergie. »
Les élus de La Turballe Autrement
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bonjour à tous
Je vous invite à demander les contrats de service passé avec un cabinet d’avocat de Nantes et de vérifier qui en profite, il se peut qu’il y ait détournement de fonds publics puisque le Maire menace systématiquement de déposer plainte si on est pas d’accord avec lui.
concernant l’augmentation des. indemnités des élus il y a eu un gros clash quand il a voulu supprimer un poste pour l’école maternelle, j’ai dû intervenir et j’ai rappelé au Maire que les économies il fallait les faire sur leurs indemnités et non pas sur le dos des enfants. j’invite les élus de l’opposition lors de conseils municipaux où le Maire nomme des citoyens de le faire inscrire en grand dans le procès verbal et de demander un extrait de celui-ci. Envoyer celui-ci au Procureur de la République pour déclenchement d’une enquête au titre de l’article 40 du code de procédure pénale, le Maire a obligation de protéger les. données personnelles des citoyens il ne peut pas les divulguer
cordialement