Dans un communiqué de presse, Laetitia Sibillotte-Englisch accuse le maire sortant d’avoir utilisé les panneaux électoraux en dehors de la période officielle de campagne, dénonçant une entorse aux règles en vigueur.
« La campagne électorale officielle des élections municipales s’est ouverte ce matin à zéro heure.
Or, dès le 28 février, Monsieur Franck Louvrier, maire sortant de La Baule-Escoublac, a fait apposer ses affiches officielles sur les emplacements réservés à cet effet, soit avant l’ouverture légale de la campagne.
Cette initiative ne peut être considérée comme une simple inadvertance. L’affichage anticipé a en effet été relayé publiquement en « story » sur son réseau social personnel, ainsi que par un de ses colistiers. Cette mise en scène et sa diffusion organisée attestent d’une démarche assumée et non d’une erreur matérielle isolée.
Le respect du calendrier électoral constitue pourtant une garantie fondamentale de l’égalité entre les candidats. L’ouverture officielle marque le point de départ commun à tous pour l’affichage réglementé. En procédant à un affichage anticipé, le maire sortant s’est accordé de facto une période supplémentaire de visibilité, correspondant à un week-end complet d’exposition avant ses concurrents. Une telle situation crée un déséquilibre manifeste dans l’accès à l’espace public d’expression.
Dans une démocratie locale apaisée, chacun doit concourir selon les mêmes règles et dans le même cadre temporel. L’égalité des chances ne saurait être modulée au gré des initiatives individuelles.
Je demeure attachée au respect scrupuleux du droit électoral et à une campagne digne, loyale et transparente. Les électeurs méritent un débat centré sur les projets et les idées, dans un cadre respecté par tous.
La confiance dans la vie publique repose sur l’exemplarité. »
Ce n’est pas un hasard si Libération titrait ce matin à propos de la campagne électorale, le panier de crabes des municipales à La Baule.

Cette publication a un commentaire
Un maire, en tant qu’officier de police judiciaire, devrait plus que quiconque respecter scrupuleusement les règles de droit. Or cela ne semble pas être le cas : on se souvient déjà de l’affichage de la promotion de son livre ( payant donc double faute) sur des panneaux municipaux réservés aux associations, ainsi que de panneaux qu’il avait lui-même inaugurés la veille de l’ouverture de la campagne électorale.
Très attaché au respect du droit, je trouve lamentable qu’un colistier du maire en place se moque d’une élue qui rappelle simplement l’illégalité de certains affichages. Plus étonnant encore, ce colistier se présente comme commissaire de justice et a donc fait des études de droit… Enfin, il est pour le moins étrange que les pages Facebook de l’opposition aient mystérieusement disparu. Je n’établis aucun lien, mais je souligne cette curieuse coïncidence !