À Pornichet, la préparation de la liste du maire sortant suscite de vives tensions et alimente de nombreuses rumeurs. L’annonce de la non-reconduction de près de 50 % des colistiers actuels a provoqué incompréhensions et crispations au sein de la majorité municipale.

Conseil municipal de Pornichet : ça vole bas

Selon plusieurs sources concordantes, le malaise ne porte pas tant sur le fond politique que sur la méthode. Le maire décide seul, imposant ses choix « à la hussarde », au risque de fracturer durablement son équipe.

Derrière cette recomposition brutale se dessinerait une stratégie politique bien plus large. L’objectif affiché serait de lancer les travaux structurants du port avant de passer la main, en cours de mandat, à Rémy Raher, socialiste devenu macroniste assumé. Une perspective qui interroge : les électeurs appelés à voter pour la liste du maire sortant pourraient, en réalité, se retrouver avec un changement de maire en cours de mandat et l’installation d’un édile clairement issu de la majorité présidentielle.

Cette évolution n’est pas totalement nouvelle. Déjà lors de la campagne municipale de 2020, le maire de Pornichet avait affiché des proximités croissantes avec la macronie, allant jusqu’à faire entrer le parti présidentiel au sein du conseil municipal. Une orientation politique qui semble aujourd’hui se confirmer, voire s’accentuer.

Dans le même temps, de nombreux élus issus de la droite républicaine seraient écartés de la future liste. Parmi les noms cités figurent notamment Mylène Le Pape, Frédérique Martin, Nicole Dessauvages, Arlette Loillieux, Anthony Guglielmi, Jean-Paul Allanic, Alexandre Douchin, Isabelle Le Flem, Patrick Dupont-Beloeil ou encore Aline Florence Manent. Antoine Donne serait maintenu, mais sans sa délégation aux sports, tandis que Christian Beaurepaire resterait simple conseiller municipal.

Rien n’est toutefois définitivement acté tant que la liste officielle n’aura pas été rendue publique. Mais une chose est certaine : la recomposition en cours fragilise la majorité sortante et risque de peser lourdement sur la campagne municipale de 2026, dans un contexte national déjà marqué par une forte politisation des scrutins locaux.

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