Pour son livre Dictionnaire amoureux du bonheur (Plon)  Le lundi 28 septembre à 18 heures.

Chez lui, à Paris, le 15 février 2024 © JF PAGA

Jean-Paul Enthoven a longtemps été éditeur. Il est désormais écrivain et critique littéraire au Point. Il a publié tous ses livres chez Grasset : des romans — Aurore (prix Valery-Larbaud), Ce que nous avons eu de meilleur, L’Hypothèse des sentiments, Ce qui plaisait à Blanche, Les Raisons du cœur, Si le soleil s’en souvient… — et des essais : Les Enfants de Saturne, Saisons de papier, La Dernière Femme, Lignes de vie. Son Dictionnaire amoureux de Marcel Proust, coécrit avec son fils Raphaël, a obtenu le prix Femina de l’essai en 2020.

« Les hommes cherchent toujours leur bonheur, écrit Pascal, même ceux qui vont se pendre. »

Jean-Paul Enthoven n’a aucune envie de se pendre et, à contre-courant de la pensée dominante, cultive son bonheur de vivre.

Un bonheur contagieux, nourri des meilleurs exemples, de paysages sublimes, de souvenirs, de raisonnements, d’anecdotes et de résolutions, sans oublier les amours et les lectures.

Dans son livre, on croise, entre cent autres, Sénèque, le prince de Ligne, Camus, Montaigne, Schopenhauer, Apollinaire, Vivant Denon, Hemingway, Stendhal, Philippe Sollers, Lucrèce, Jean d’Ormesson, ainsi que toute une phalange de femmes intelligentes et joyeuses.

« Je tiens le bonheur, écrit Enthoven, pour l’accord harmonieux, invincible et irréfutable qu’un être entretient avec la part la plus lumineuse de soi-même. »

Encore faut-il être doué pour cet exercice. La lecture de ce Dictionnaire amoureux du bonheur est un excellent entraînement.

« Il faut, écrit encore Jean-Paul Enthoven, aimer le bonheur malgré lui, et résolument. Il faut lui pardonner d’être toujours fugitif, sans négliger de saisir à pleines mains tout ce qu’il propose par hasard et brièvement. »

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