Ici au Pouliguen

Beaucoup de bruit pour bien peu de monde. Ce lundi 19 octobre, l’appel de l’Association des maires de France (AMF) à se rassembler devant les mairies pour dénoncer les violences du 17 octobre n’a manifestement pas suscité l’élan populaire espéré.

L’initiative est portée par une association présidée par David Lisnard, candidat à l’élection présidentielle. Mais sur le terrain, les chiffres sont sans appel : 120 personnes à Saint-Nazaire, 40 au Pouliguen, 50 à Guérande, 120 à La Baule, 300 à Angers, 10 à Saumur, 50 à Pornichet et 35 à La Turballe.

Des rassemblements clairsemés au regard de la population des communes concernées. À l’évidence, cet appel n’a pas provoqué de mobilisation massive. Malgré les déclarations solennelles et les appels à se rassembler, les habitants ne se sont pas déplacés en nombre.

Comment interpréter cette faible participation ? Désintérêt, lassitude ou défiance envers la parole politique ? Difficile de trancher sur la seule base de ces chiffres. Mais une chose est certaine : cet appel n’a pas rencontré l’écho populaire que ses initiateurs pouvaient espérer.

À force d’entendre les responsables politiques s’affronter sur les responsabilités des uns et des autres, beaucoup peuvent avoir le sentiment qu’on leur sert davantage des éléments de langage que des explications convaincantes.

Si l’indignation affichée ne parvient pas à mobiliser la population, n’est-ce pas aussi le signe d’un décalage croissant entre les discours politiques et les attentes des citoyens ?

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