La presqu’île de Pen Bron est aujourd’hui menacée. Depuis la décision de l’Association des œuvres de Pen Bron de transférer patients et personnel médical à Saint-Nazaire, les inquiétudes n’ont cessé de grandir. À l’époque déjà, René Leroux, ancien maire de La Turballe, dénonçait une décision guidée par des intérêts financiers, au détriment des malades et de la qualité des soins.

Image conservatoire du littoral

Ailleurs, comme à Roscoff, des choix plus responsables ont été faits : maintenir les établissements sur place, en privilégiant l’humain plutôt que la spéculation. Pourquoi cela n’a-t-il pas été possible ici ?

Face à cette situation, citoyens et associations ont décidé de s’organiser. Le 23 février 2026 est née l’association « Sauvegarde de la Presqu’île de Pen Bron », réunissant plusieurs collectifs engagés pour la protection du territoire : Vert Pays Blanc et Noir, Transition en côte sauvage et Terre et Mer avenir du vivant.

Leur combat est clair : empêcher la dénaturation d’un site exceptionnel. Car Pen Bron, ce n’est pas un terrain à bétonner. C’est un espace naturel rare, composé de dunes et de zones boisées, abritant une biodiversité précieuse et déjà fragilisée. C’est aussi un territoire en première ligne face au changement climatique : érosion, montée des eaux, recul du trait de côte… Autant de réalités que certains semblent ignorer.

Et pourtant, un projet immobilier menace aujourd’hui cet équilibre. Vinci Immobilier envisage d’y implanter résidences hôtelières, commerces et logements de standing. Un projet jugé « purement spéculatif » par ses opposants, qui dénoncent une logique économique à court terme, totalement déconnectée des enjeux environnementaux.

« Ce SCoT est bourré d’incohérences, de contradictions, voire d’irrégularités », alerte Christian Tholin.

Pour faire barrage, le collectif a engagé un recours gracieux auprès de Cap Atlantique contre la modification du SCoT. Si aucune réponse satisfaisante n’est apportée, une action en justice sera lancée devant le tribunal administratif. L’objectif est sans ambiguïté : empêcher la délivrance du permis de construire.

Car les risques sont majeurs et bien réels : submersion marine, artificialisation des sols, explosion du trafic automobile, pression accrue sur la faune et la flore… Rien, dans ce projet, ne semble tenir compte des urgences écologiques actuelles.

Sans modification du plan local d’urbanisme de La Turballe, ce projet ne peut voir le jour. Il appartient désormais aux élus locaux et au maire de La Turballe  de prendre leurs responsabilités. Continuer dans cette voie reviendrait à sacrifier un patrimoine naturel unique sur l’autel du profit.

La mobilisation ne fait que commencer. Une prochaine réunion publique du collectif est prévue le 9 avril à 19h, salle des Perrières à Clis. Tous les citoyens attachés à la préservation de Pen Bron sont appelés à se mobiliser.

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