À La Baule, le conseil municipal d’installation avait tout d’un moment institutionnel. Il a surtout révélé que la campagne électorale, elle, est loin d’être terminée.

Le contraste est saisissant : 609 vues sur YouTube en 2020 contre à peine 55 ce dimanche. Désintérêt des habitants ou lassitude après une campagne tendue ? Le signal est clair : l’élection du maire n’a pas suscité grand intérêt dans la station balnéaire.
Élu au troisième tour avec 25 voix, le maire s’impose sans surprise face à Laetitia Sillotte-English (6 voix), dans un scrutin complété par un vote blanc et un nul. Une victoire nette, mais loin d’être apaisée.
Lors de la remise de l’écharpe tricolore par Anne Boyé, le ton est rapidement donné. À peine installé, le maire n’a pu s’empêcher de mettre de l’huile sur le feu en annonçant que « certains avaient franchi des limites » Une déclaration qui sonne comme un prolongement direct des affrontements de campagne.
Car en face, l’opposition ne désarme pas, elle se structure. Et elle compte bien se faire entendre.
Laetitia Sillotte-English revendique une ligne claire : « Nous ne serons jamais dans l’obstruction ». Mais le message est plus incisif qu’il n’y paraît. Elle insiste sur une campagne « digne et propre », sans polémique, tout en soulignant ne pas avoir été épargnée. Une manière de renvoyer la responsabilité des tensions.
Même tonalité combative du côté de Marc Lelièvre (RN), qui prévient : « Notre représentation sera réduite mais elle sera déterminée et force de propositions. »
Le conseil municipal a également procédé à l’élection de neuf adjoints :
- Virginie Fontaine, première adjointe, en charge de la santé, du handicap et du social
- Xavier Lequerré, à l’environnement
- Christophe Mathieu, au sport et à la vie associative
- Pierre Gaboriau, aux finances
- Aurore Lerat, au commerce et à l’artisanat
- Evelyne Lefebvre-Debarbieux, à l’urbanisme
- Caroline Glon, à la culture
- Bertrand Plouvier, à la plage, à la promenade de mer et au port
- Karine Hober-Challier, à l’éducation
La séance s’achève comme elle avait commencé : Le maire utilisa un ton professoral empreint de mépris pour répondre aux questions de l’opposition.
Le vernis institutionnel n’a pas suffi à masquer les fractures.
À La Baule, une évidence s’impose : le scrutin est passé, mais la bataille politique, elle, continue.
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un maire qui affiche une assurance constante dans ses réponses, indépendamment de leur véracité. L’effet produit semble suffire.
Dans le même temps, les appels au respect cohabitent avec des interventions dont l’élégance laisse parfois place à une certaine rudesse envers l’opposition. Il distille le chaud, le froid…des techniques manioulatoires bien connuees.Une constance, là aussi. Chacun appréciera