Absents en 2013 au moment du débat public, les maires de la Presqu’île ont découvert cet été le choc visuel de la centrale éolienne sur le Banc de Guérande, ou plutôt son effet sur leurs administrés qu’ils avaient négligé : pourtant, après une communication au Croisic dans le cadre du Débat Public, DLM avait publié en juin 2013 une note [1] avec des présentations très réalistes de la perception visuelle qu’on en aurait depuis Pornichet, La Baule et Batz/mer.

Aujourd’hui , les maires de La Baule, Le Pouliguen, Batz, Le Croisic et Piriac demandent une autre répartition de la future taxe [2] prévue par le décret n° 2012-103 du 27 janvier 2012. 

Evidemment, le maire de St Nazaire n’est pas d’accord. Aussi, le maire de Pornichet essaie de se positionner entre ces deux tendances [3]. Celui de La Turballe ne semble pas s’être exprimé.

Chacun reconnait néanmoins un véritable préjudice au détriment des habitants des communes riveraines, des pêcheurs et autres activités maritimes, et de la Nature et la Biodiversité. 50% du produit de la taxe sera reversé aux communes concernées. 

Le Collectif Défense de la Mer et les associations locales qui le composent :

1- soutiennent la demande de prise en compte de la population effective moyenne des communes.

2- suggèrent de pondérer, pour chaque commune littorale, par le ratio complémentaire : [ longueur du littoral d’où les éoliennes sont visibles ] / [ longueur totale du littoral communal ]

3- invitent, pour éviter toutes dissensions entre communes voisines aux intérêts contradictoires, et vu les projets en cours ou en prévision sur tout le Littoral Français, à confier cette négociation à l’Association Nationale des Elus du Littoral (ANEL).

Mais surtout, DLM demande très fermement aux maires de s’engager à ce que le produit de cette taxe versée aux communes concernées vienne intégralement en déduction des impôts locaux de l’ensemble des résidents. [4]

Au moment où le Président de la République vient sur place «saluer la mise en service du premier parc éolien en mer de France» et «revenir sur le projet de loi qui sera présenté au Conseil des ministres le 26 septembre», DLM rappelle la nocivité des projets de renouvelables intermittents, et demande un moratoire immédiat sur l’éolien, plutôt qu’une loi qui accélèrerait la dégradation de l’empreinte carbone française.

[1] http://www.prosimar.org/pdf/Contribution%201.pdf   

[2] Quotidien Ouest-France, lundi 12 septembre 2022

[3] L'Écho de la Presqu'île, vendredi 16 septembre 2022 

[4] http://www.prosimar.org/pdfDLM/lettre%20maires%2020220918.pdf 


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