Alors que l’Etat envisage une extension des parcs éoliens en mer dont celui de Saint-Nazaire, DLM (Collectif Défense de La Mer) réagit dans un communiqué :

© MEDVIND/BENT SØRENSEN

L’Etat tarde à publier la cartographie de la façade Nord Atlantique – Manche Ouest, dans « La mer en débat », grand débat organisé par la CNDP.

Le 29 février, le lobby éolien (SER : Syndicat des Energies Renouvelables, France Renouvelables ) publie sa cartographie pour les réalisations jusqu’à 2050.

Au début de cette semaine, l’Etat organise une réunion d’élus et finalement dévoile la cartographie ci- dessous. Les élus des Pays de Loire et particulièrement vendéens s’insurgent contre la méthode, et surtout la définition d’une nouvelle zone face aux Sables d’Olonne.

On remarque immédiatement les projets d’extension, dont celui de la Centrale éolienne du Banc de Guérande. DLM en son temps (2010-2011) avait dénoncé cette localisation sur ce riche banc rocheux, sans la moindre étude d’impact ! DLM, dans le contexte d’alors, avait demandé de reculer le projet dans la zone propice pour bénéficier de fonds moins riches en biodiversité, plus réguliers mais légèrement plus profonds : pour des raisons purement administratives, contre l’avis des experts, l’Etat s’y était refusé ! L’extension du projet était-elle déjà dans les esprits ?

L’implantation de dizaines, voire d’une centaine d’éoliennes de plus de 250m de haut, derrière celles existantes de 180m, va multiplier les barreaux sur l’horizon depuis le littoral de St Gildas jusqu’à Piriac…

Quand nos élus prendront-ils conscience que l’éolien en mer n’apporte rien à la France, sur les plans énergétique, économique et écologique ? Il augmente les émissions de GES-eq.CO2 et creuse les déficits dans un contexte où B. LE MAIRE, ministre de l’Economie, en charge désormais de l’énergie, cherche des dizaines de milliards d’économie !

DLM lui suggère un moratoire immédiat sur la production intermittente centralisée.

Nos élus du littoral (emmenés par N. SAMAMA, maire du Pouliguen et ANEL,Assoc. Nat. des Elus du Littoral) doivent faire preuve, cette fois-ci, d’intelligence et de courage pour empêcher cette extension.

Cet article a 13 commentaires

  1. Loiseau

    Quelle hypocrisie ! le maire du Pouliguen et les autres ils sont bien contents de toucher les pépettes de l’éolien pour leur commune. Et franchement les éoliennes ça dérange qui ? On les voit à peine et quand on les voit c’est plutôt joli.

    1. Surmavaju

      Abruti, c’est dégueulasse esthétiquement.

  2. Du Vent

    Je crois me rappeler que Mr Pelleteur président de Néopolia était pour l’implantation des 84 éoliennes, les vents ont tournés ??
    Bizarre, vous disiez bizarre , a t’il peur du trou d’air pour les élections municipales de 2026
    Pourtant il a bien accepté les 350 000 Euros

  3. eole

    # du vent
    Entièrement d’accord avec vous, les propos de notre autocrate ne sont pas étonnants il sait toujours prendre le vent quitte à se contredire sans vergogne. Cela fait partie de son ADN.
    Si vous suiviez sa carrière politique vous pourriez établir une liste longue comme le bras sur ses revirements successifs. Rien ne l’arrête.

  4. Placide

    Les 350 000 euros pensez donc, la providence ! en compensation du débours SRU ! Jeux de tiroirs comptables dont sont friands les gardiens du trésor communal. Opportunisme en bandoulière.
    Le fric c’est chic (air connu). Peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse… du pouvoir !
    Réponse à tout, à s’en délecter les babines, le chat retombe toujours sur ses pattes.

  5. Christian ROBIN

    La défense de la mer réclamait que les éoliennes fussent implantées plus au large, au nom de la protection de la bio-diversité, mais aussi afin qu’elles ne fussent plus visibles de la côte, car cela faisait diminuer la valeur des biens, immeubles et villas.
    Bref, le classique NIMBY.
    or:
    1) rien ne prouve que « plus loin, la bio-diversité soit moindre.
    2) les pêcheurs ne s’y sont pas opposés, tout simplement parce que qu’ils ne chalutent pas ( engins filants) sur ce plateau, à cause des croches, alors qu’ils chalutent précisément là où la Défense de la Mer eût souhaité qu’ils pêchassent.
    sur ce plateau, les pêcheurs mouillaient des engins dormants, casiers, bas-hauts tramails etc. Et la promesse qui avait été faite, et qui est effective, est qu’ils le pourraient toujours . Donc, en gros, les pêcheurs n’étaient pas impactés.
    3) le fait d’installer les éoliennes moins profond, d’une part, et plus près de la côte, d’autre part, diminuait d’autant le coup des travaux, et raccourcissait les câbles électriques.
    Voilà pour le banc d’éoliennes actuel. Et ce que je dis là est ce que j’ai entendu lors des quelques réunions qui ont eu lieu à La Turballe.
    Pour ce qui est des « pépettes » et des 350 K€ de royalties, je rappelle simplement que cet argent ne tombe pas dans la poche des Maires, mais dans le budget communal qui profite aux concitoyens.
    pour la suite, les mêmes causes engendrant les mêmes effets, nous aurons droit au même triste comique de répétition de la DLM

  6. DLM

    C. Robin, ex-élu local , démontre ici combien les élus locaux de l’époque ont négligé d’instruire leurs dossiers et ont préféré s’en remettre à l’idéologie ambiante.
    1) plus loin, la biodiversité n’est pas de même nature que sur le banc de Guerande, moins profond (15-20m) donc plus riche en algues, avec des roches tendres sculptées par des déferlantes depuis des siècles, formant des « habitats ». Comme la zone Natura 2000 du plateau du Four…
    2) quels pêcheurs ne s’y sont pas opposés ? Ceux du Croisic et de Noirmoutier : bien au contraire ! Plutôt le COREPEM qui est le responsable du choix de l’emplacement actuel. Rappelons que le COREPEM, présidé depuis des lustres par M. Jouneau des Sables d’Olonne, ont privilégié les chalutiers au détriment des caseyeurs et palangriers. Il semble bien que les crustacés ont migré depuis le chantier vers d’autres « habitats »…
    3) quant au coût des éoliennes, des fondations monopieu enfoncées de plus de 20m dans la roche coûtent plus cher et font plus de dégâts que des fondations gravitaires fabriquées à terre et posées sur des fonds plus réguliers de 40m comme à Fecamp. Et l’impossibilité d’ensouiller dans la roche 110 km de câbles inter éoliennes a nécessité la fabrication de tonnes de coquilles de fonte, pas très écologiques.

    M. Robin, quand on pratique le dénigrement d’associations de bénévoles, c’est qu’on manque d’arguments objectifs. Soyez sûr que DLM continuera à dénoncer ce choix tristement absurde pour la France de l’éolien en mer, sur des bases objectives, loin des postures idéologiques.

    Quant à la taxe éolienne reversée aux communes, elle ne profite pas aux citoyens : elle leur coûte par leurs impôts et contributions type CSPE. C’est surtout le symbole d’une corruption institutionnelle pour acheter une acceptation sociale , mise à mal par un impact visuel impressionnant, qui peut se traduire par une moindre attractivité touristique, ou aussi , comme vous dites, par une baisse des valeurs des biens, immeubles et villa.

  7. Manque pas d'air

    Les propos sur le ouest france de Mr Daguizé élu sont un peu erronés, il aurait été bien qu’il s’informe !!
    St Brieuc c’est 62 éoliennes pour 496 MW ,207 m de haut et 8MW chacune
    St Nazaire c’est 80 éoliennes pour 480 GW ,175m de haut et 6GW chacune
    Alors deux fois moins d’éoliennes, c’est du n’importe quoi
    Les 60 éoliennes de 207m de hauteur auraient été beaucoup plus visible de la cote par contre pour obtenir les 480 GW

  8. Christian Robin

    Chère DLM
    1) en tant qu’élus locaux, nous n’avons jamais eu à « instruire nos dossiers », mais nous avons été conviés à participer aux réunions d’information, sans voix délibérative.
    Je n’aime pas le terme « d’idéologie » qui par ailleurs pourrait s’appliquer également à vous. je pense que votre « écologie » n’est en fait que la défense de vos intérêts, comme vous en témoignez en fin d’intervention, concernant la dépréciation de vos biens: votre défense de la mer n’est que le cache sexe de cette défense.
    Pour avoir vu des centaines d’éoliennes fonctionner dans le sud de la France, en Espagne, tant en Galice qu’en Andalousie, en Allemagne et au Danemark, cela depuis plus de 40 ans, il ne me semblait pas stupide d’utiliser l’énergie du vent, qui depuis l’Antiquité grecque et crétoise a permis d’actionner les moulins…
    En y réfléchissant un peu, il se trouve cependant que les 480 MW produits par ces 80 éoliennes à raison d’une par km était à comparer avec les 2300 MW de la centrale multicombustibles de Cordemais.
    En calculant bien, il faudrait 400 éoliennes pour arriver au même résultat.
    En réfléchissant encore un peu plus, sur 1 km carré, à terre, vous logez une tranche de 2 réacteurs nucléaires de 900 MW chacun….mais bon, si cela épargne les algues, cela, je suppose , ne vous convient pas non plus…Bref, vous vous opposez à tout, sauf à l »électricité que vous utilisez…
    Je vous ai dit ce que j’avais entendu lors de ces réunions: à savoir que les pêcheurs ne s’y opposaient pas, pour les raisons que je vous ai dites.
    Vous avez critiqué le COREPEM, qui préférait le chalut aux casiers et aux palangres…Vous allez m’expliquer comment pêcher les sardines à la palangre…et nourrir ainsi toute une population….
    Par ailleurs, vous allez m’expliquer comment les déferlantes peuvent sculpter les rochers par 20 mètres de fond…
    Vous allez m’expliquer également comment le marché de l’immobilier de la Presqu’ile guérandaise a souffert de la présence de ces éoliennes….
    Bien à vous.

  9. DLM

    C. Robin : ce n’est pas à nous de vous expliquer les dossiers sur lesquels vous avez négligé de vous renseigner. Pour la structure du banc de Guerande, adressez vous aux géologistes. Pour la pêche, adressez-vous aux pêcheurs. Et pour le marché immobilier, adressez-vous aux agents immobiliers…
    Par ailleurs, vous nous expliquerez par quel processus intellectuel on peut soutenir l’intérêt des énergies renouvelables (éolienne et photovoltaïque) intermittentes et centralisées dans un système où à tout instant il faut assurer PRODUCTION=CONSOMMATION.
    Une chose est sûre, les élus locaux d’hier ont été absents du débat par peur des écologistes antinucléaires, ou par craintes d’être mal vus des autorités : on en a vu le résultat, en Europe comme en France !
    Pourtant, la France a misé sur l’hydraulique et le nucléaire, et son besoin d’énergie renouvelable pilotable est mineur: l’argument « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier » n’y a donc aucune valeur. Les élus locaux d’aujourd’hui et de demain ont la responsabilité de s’opposer aux projets éoliens et photovoltaïques, inutiles, destructeurs de la nature et de la biodiversité, et de convaincre leurs électeurs que sont possibles d’autres scénarios, y compris nucléaires, de production d’énergie renouvelable non intermittente: biomasse, géothermie, énergie thermique non fossile, etc.
    Rendez-vous le 22 avril à La Baule, salle des Floralies.

  10. Made

    Le tout étant à caporaliser, comment Mr Daguize peut-il être au courant du fonctionnement et des produits issus de l’éolien.
    C’est le principe même de l’aveuglement politique de ne pas donner (toutes) les informations à ses (pseudo) collaborateurs élus. Information réduite, silence et secret : c’est moi qui décide ! » dit Madame Fraux.
    Le trollage ? On y est…

  11. Christian Robin

    1) je lis aujourd’hui que la France a passé les 30 % d’énergies renouvelables. Bien sûr, peut être « das ist propaganda ».
    2) je ne vois pas en quoi nous aurions négligé de nous renseigner sur les dossiers de l’éolien : il y en a un peu marre que vous vous présentiez comme « les sachants » et que tout ce qui n’est pas vous est rejeté dans l’ignorance, l’incompétence, la terreur des écolos la corruption.
    Alors, simplement pour pointer du doigt votre incohérence:
    a) vous agissez pour la défense de la mer, de la biodiversité, j’ai la faiblesse de vous définir comme « écolos ». Fort bien. Et forts de cette croisade, comme Don Quichotte, vous vous opposez aux moulins à vent.
    b) Vous laissez comme tâche aux élus de, je vous cite, « convaincre leurs électeurs que sont possibles d’autres scénarios, y compris nucléaires, » Un EPR en Brière, voilà un slogan écolo prometteur !!! (ceci dit, comme Jean Marc Jancovici, j’y suis assez favorable)
    Mais vous, écolos, allez vous faire des amis chez vos amis écolos…
    En fait, comme tout écolo qui se respecte, comme dans tout religieux, vous avez vos propres convictions, votre propre foi, votre propre jihad. L’urgence absolue et universelle au service de laquelle tout être sensé est censé se mettre commence dès votre paillasson.
    Merci pour votre invitation du 22 avril: je la décline, ne cherchant ni à être convaincu, ni à convaincre.

    1. DLM

      Notre invitation à une réunion débat le 22 avril s’adresse à tous ceux qui souhaitent s’informer et échanger avec des élus locaux, et quelques personnalités qualifiées : il ne s.agit pas de convaincre ou d’être convaincu, mais d’echanger sans idéologie mais sur des informations objectives partagées. Chacun se fera son opinion sur l’intérêt d’une extension de l’installation d’éoliennes du banc de Guerande.

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