Trois moutons seraient morts à La Baule. Selon plusieurs informations recueillies, les animaux auraient été enterrés le 15 avril dernier, après 17 heures, sur instruction du maire. Trois agents municipaux auraient reçu l’ordre, par l’intermédiaire du directeur des services, de procéder à leur enfouissement. De la chaux vive aurait également été achetée dans une jardinerie du secteur afin d’être utilisée lors de cette opération.
Les carcasses auraient été enterrées sur un terrain agricole situé de l’autre côté de la route Bleue, sur des terres appartenant à un agriculteur baulois.
Cette affaire soulève plusieurs interrogations.
D’abord, de quoi ces moutons sont-ils morts ?
Ensuite, pourquoi des agents municipaux auraient-ils été chargés de procéder à l’inhumation des animaux, une mission qui relève normalement de l’équarrissage et de filières spécialisées ?
Depuis 2015, la réglementation interdit en principe l’enfouissement d’animaux d’élevage tels que les moutons ou les chèvres. L’utilisation de chaux vive et l’enterrement des carcasses dans un champ posent également des questions environnementales, notamment en matière de risques de pollution microbiologique ou chimique, particulièrement à proximité des points d’eau.
Une autre question demeure : existe-t-il un lien entre cette affaire et celle du mouton égorgé découvert dans une maison en rénovation en avril 2023 ?
Enfin, au-delà des aspects sanitaires et réglementaires, une interrogation persiste : des agents municipaux ont-ils vocation à effectuer ce type d’intervention, qui s’apparente à une opération d’équarrissage ?
