Avec 43,14 % des voix au premier tour, le maire Les Républicains sortant de La Baule aborde le second tour en position de force. Objectif : transformer l’essai et élargir sa majorité au conseil municipal. Mais derrière ce score solide, les critiques se multiplient, notamment sur la cohérence de sa ligne politique.

Dernier épisode en date : sa déclaration ce matin sur Radio Kernews affirmant que « le bloc macroniste avec Madame English recule par rapport à 2020 ». Une sortie qui ne manque pas d’air, alors même qu’il a passé une partie de son mandat à défendre un rapprochement entre la droite et la majorité présidentielle. Ses opposants dénoncent un double discours et une stratégie opportuniste. Investi par Horizons avec l’appui de Christelle Morançais, il est aujourd’hui accusé de brouiller volontairement les repères, allant jusqu’à ne pas afficher clairement ses soutiens sur ses documents de campagne.
Face à lui, Laëtitia Sibillotte-English (29,72 %) joue la carte de la clarté. Privée du soutien d’Horizons au profit du maire sortant, elle assume désormais pleinement une ligne de droite et du centre. Une position renforcée par le ralliement de Stéphanie Criaud (4,99 %), candidate divers droite au premier tour.
À gauche, Anne Boyé (11,94 %) tente de mobiliser pour peser davantage dans le futur conseil municipal. Quant à Marc Le Lièvre (10,20 %), candidat du Rassemblement national, il n’a pas atteint la dynamique espérée malgré les bons résultats récents de son parti dans la commune à la législative. Il reste néanmoins en lice pour tenter d’obtenir quelques élus.
Le soutien de Stéphanie Criaud à Laëtitia Sibillotte-English :
« En cinq semaines, 509 électeurs nous ont fait confiance. Le changement est urgent pour La Baule. Le programme “Passionnément Baulois” est solide et tourné vers l’avenir. Un seul choix : voter Laëtitia dimanche. »
Mais au-delà des jeux d’appareil, c’est bien le bilan du maire sortant qui pose question. Aménagement du remblai contesté, gestion du personnel critiquée, multiplication des procédures judiciaires, fragilisation du commerce et de l’animation locale : sur le terrain, les griefs s’accumulent et nourrissent un mécontentement réel. À quelques jours du second tour, une ligne de fracture se dessine clairement : entre un maire accusé d’entretenir le flou et une opposition qui revendique la lisibilité. Aux électeurs de trancher.