Stéphanie Criaud qui conduit la liste « Fiers d’être Baulois » semble maîtriser ses dossiers et connaître les problématiques locales. Elle a présenté plusieurs axes de son programme pour la commune de La Baule.

Si elle est élue, sa liste souhaite lancer un vaste programme de rénovation de l’éclairage public et d’entretien des espaces verts. Selon elle, dans certaines avenues, un lampadaire sur cinq seulement fonctionnerait correctement. Elle rappelle qu’un contrat d’entretien existait auparavant avec l’entreprise Engie, mais qu’il a été supprimé par la municipalité actuelle. La candidate propose de rétablir un contrat avec un prestataire afin d’assurer l’entretien du réseau et d’engager progressivement le passage à l’éclairage LED.
Concernant les espaces verts, Stéphanie Criaud estime qu’il existe aujourd’hui une forte disparité entre les quartiers. À Escoublac, l’entretien serait satisfaisant, tandis que dans le quartier de Beslon, la situation serait, selon elle, très dégradée. Elle évoque notamment des trottoirs en mauvais état et un manque d’entretien général. « Tous les quartiers de La Baule doivent être entretenus de la même manière », affirme-t-elle.
Sur le dossier du Remblai, la candidate indique préférer conserver cette appellation plutôt que celle de « promenade de mer ». Elle critique également le suivi des travaux par la municipalité. « Le projet est passé d’un budget initial de 40 millions d’euros à environ 134 millions aujourd’hui », déplore-t-elle. Si elle est élue, elle souhaite reprendre la gestion du dossier et mettre en place des coordinateurs de travaux municipaux afin de mieux contrôler les entreprises intervenantes.
La candidate souhaite également agir sur la qualité de vie, notamment en renégociant le contrat de mixité sociale signé dans le passé entre la ville, Cap Atlantique et l’État. Selon elle, cet accord permettait notamment à la commune de conserver une certaine maîtrise dans l’attribution des logements sociaux et d’exercer son droit de préemption. Elle souligne aussi l’augmentation des pénalités payées par la commune : « Elles sont passées d’environ 400 000 euros à 1,4 million aujourd’hui », indique-t-elle. Elle évoque également les difficultés de logement pour certains travailleurs locaux, notamment des jeunes actifs ou des parents isolés qui travaillent à La Baule mais doivent se loger dans d’autres communes, « jusqu’à Fréhel »
Autre sujet abordé : la gestion de la plage, actuellement confiée à Veolia. Stéphanie Criaud indique avoir rencontré plusieurs restaurateurs installés sur la plage. Selon elle, ces derniers ne souhaitent pas forcément que la mairie reprenne directement la gestion, craignant une lourdeur administrative liée aux appels d’offres. En revanche, ils demanderaient une meilleure gestion globale. La candidate évoque notamment des problèmes d’eaux usées sous certains établissements. Elle envisage soit une renégociation du contrat actuel, soit un nouvel appel d’offres. « Il y a d’autres entreprises qui gèrent les plages. »
Elle souhaite également redynamiser les activités sur la plage, en développant les clubs de plage et en relançant certaines activités sportives. « On a perdu le volley »
Pour attirer davantage la jeunesse, la candidate propose d’encourager l’installation d’organismes de formation post-bac à La Baule. L’objectif serait de faire venir des étudiants qui pourraient être logés de septembre à juin et participer à la vie économique locale. « La Baule doit attirer des jeunes et des entreprises », estime-t-elle.
Sur le plan social, la liste envisage de recruter des jeunes en service civique dédiés à la solidarité intergénérationnelle. Des guichets d’accompagnement numérique pourraient également être mis en place pour aider les personnes âgées dans leurs démarches.
Concernant le commerce local, Stéphanie Criaud souhaite créer des postes de « managers du commerce » afin de soutenir les commerçants et artisans. Elle affirme que son équipe est allée à la rencontre des professionnels dans tous les quartiers de la ville : « Notre méthode, c’est écouter et agir ».
La candidate évoque aussi un malaise au sein de la police municipale, avec des procédures en cours. Elle souhaite renforcer la proximité entre les agents et les habitants, tout en augmentant les patrouilles et le nombre de caméras de surveillance. Elle annonce que la police municipale contrôlera l’arrivée des « TER du soleil » (les trains de Madame Morançais) à 1 euro le week-end, évoquant des groupes à l’origine d’incivilités.
Enfin, Stéphanie Criaud propose d’ouvrir un bureau d’accompagnement pour les victimes de violences intrafamiliales et de rétablir le dialogue social avec le personnel communal. Elle promet également un contact régulier avec les habitants : « Chaque semaine, j’accueillerai les Baulois lors d’un rendez-vous intitulé “Bonjour, Madame le maire” ».