Un malaise persistant semble traverser la police municipale de La Baule-Escoublac. Déjà évoqué à plusieurs reprises dans la presse locale, le climat de tension a conduit les agents à saisir le Syndicat de Défense des Policiers Municipaux (SDPM), qui dénonce de possibles dysfonctionnements dans l’organisation du temps de travail.

Dans un courrier daté du 12 décembre 2025, le SDPM a officiellement interpellé le maire de La Baule afin d’obtenir des explications ainsi que la communication de documents administratifs relatifs à cette gestion. Selon le syndicat, aucune réponse n’avait été apportée dans les délais légaux, malgré une obligation de transmission sous un mois.
La mairie a toutefois accusé réception de la demande par email le 24 décembre 2025, sans joindre les éléments sollicités. Face à ce silence prolongé, le SDPM a décidé d’ouvrir un dossier contentieux sous la responsabilité de son président, également directeur du service juridique du syndicat. Une action judiciaire pourrait être engagée si les réponses ne s’avéraient pas conformes au droit.
Ce n’est qu’après la publication du communiqué du SDPM que la ville de La Baule-Escoublac a transmis, le 2 février à 18h25, une réponse officielle par l’intermédiaire de son directeur général des services. Celle-ci comprend des précisions sur la gestion du temps de travail ainsi qu’un ensemble de documents administratifs.
Le syndicat indique désormais procéder à l’analyse de ces éléments. Si des irrégularités venaient à être constatées, une procédure pourrait être engagée contre la collectivité.
Cette affaire relance les interrogations sur les conditions de travail au sein de la police municipale bauloise, dans un contexte déjà marqué par un climat social tendu.