Il n’y avait pas de sujet majeur à ce conseil municipal du 29 août, excepté les questions posées par l’opposante Laetitia English sur le tennis et le climat social à la mairie. Nous aurons l’occasion de revenir sur le dossier du tennis. Sur le climat social, la question de Laetitia English s’est voulue très précise :

« Un article de presse récent soulève de ma part de vives inquiétudes. Il est question de souffrances au travail, de réorganisations précipitées sans justification claire, de licenciements, de non-renouvellement de contrats et d’un manque de soutien face à des violences verbales. Tout cela dessine un tableau inquiétant, à cela s’ajoute un malaise persistant de la police municipale déjà marquée par des départs nombreux et cet article fait également état d’un drame humain. Des procédures seraient également en cours devant le tribunal administratif. Ce ne sont plus des incidents isolés, c’est un signal d’alerte et je pense que nous devons nous poser collectivement la question simple et essentielle : comment en est-on arrivé là ? Et surtout qu’elles mesures concrètes allons-nous prendre pour rétablir un climat de travail digne, respectueux et apaisé. Il en va de votre responsabilité morale et politique. »

Le maire donna la parole à l’adjoint Jean-Philippe Dupuis pour réponse.

« Nous avons une commission ressources humaines et nous n’avons jamais refusé d’aborder ces problèmes en cours de commission.

Je rappellerai que des instances existent ici, en l’occurrence le CST (Comité Social Technique ) et le F3SCT qui sont des réunions dans lesquelles se trouvent à la fois des représentants des 2 syndicats, les représentants d’élus, y compris de la minorité, où les différents problèmes sont abordés. Il n’y a jamais eu de notre part empêchement d’information, ça a toujours été parfaitement libre, la minorité est représentée par Madame Boyer. Vous m’avez posé la question à la dernière commission, je vous ai répondu à la date d’aujourd’hui, je ne suis pas au courant. Ça n’existe pas officiellement, ce ne sont que des rumeurs. »

Sachez, monsieur Dupuis que cotedamour-infos n’écrit jamais un article sur des rumeurs. Si nous avons alerté sur le climat social à la mairie, c’est que nous avons tous les éléments factuels qui nous permettent de l’affirmer.   Il est pour le moins curieux que vous ne soyez au courant de rien, qui peut croire cela ? Il y a 3 requêtes au tribunal administratif en date du 13 août pour harcèlement et vous n’êtes pas au courant ? Une autre requête au tribunal administratif a été déposée semaine dernière et vous ne savez toujours pas ? C’est ce qui s’appelle prendre les gens pour des jambons.

Puis ce fut au tour de Bertrand Plouvier de jouer son numéro d’indignation.

« J’ai cru entendre faire un raccourci entre un drame qui touche une famille et la gestion du personnel. C’est instrumentaliser la douleur d’une famille. Pour information, cet agent n’était plus dans l’effectif depuis plus de 3 mois. » Ce que Monsieur Plouvier ne dit pas, c’est que le drame a eu lieu quelques jours après une demande très officielle de réintégration qui lui a été refusée. Et pourquoi donc la mairie a tenté d’étouffer ce drame humain ?

Cette publication a un commentaire

  1. Herbert

    Le mal être au travail est de plus en plus fréquent. Les situations malaisantes nombreuses et les raisons sournoises. L’élitisme pratiqué par nos dirigeants en est souvent la cause. Cela se traduit par une mauvaise ambiance au début et se termine tragiquement. Comprendre les mécanismes derrière la reproduction de tels faits n’est pas que du ressort des RH. Trouver les outils pour endiguer le phénomène ne paraît pas simple. Et pourtant…
    Il suffirait de bon sens dans la distribution des tâches. Pour exemple : le couplage de l’humain avec le numérique et l’intelligence artificielle agit au détriment de sa personne. C’est une régression sociale que nous sommes en train de vivre avec le fameux Cyborg (humain greffé de mécanique et électronique). Réfléchissons un peu : est-ce que je donnerai, au quotidien, des tâches dévalorisantes à l’un de mes proches ? Le réprimander sans cesse ? Le rembarrer à tout bout de champs ? Tenir des propos vexatoires dont le seul but est d’humilier. Ça commence par des petites phrases puis le comportement infâme et ça se termine en drame. C’est de l’abus de vulnérabilité.
    Messieurs qu’on nomme grands, pourquoi, comme dans une armée mexicaine, toutes les nouvelles recrues sont des chefs. Ils ne font rien, seulement communiquer et mettre une pression constante aux services opérationnels qui agissent sans la charge de travail. Un responsable de service peut ne pas plaire à deux ou trois personne mais de là à avoir tout le monde à dos, c’est significatif.
    Messieurs qu’on nomme grands, glissez vous dans les habits de vos personnels, essayez de comprendre les tâches qu’on leur demande, cela s’appelle empathie. Un bon moyen de savoir ce que l’autre ressent.
    La commune voisine, qui n’est pas en reste malheureusement, ne fait que tristement rajouter un cran aux affres de notre temps.

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