La commune de La Turballe poursuit la mise en place de son dispositif de vidéoprotection. Environ vingt caméras doivent contribuer à prévenir les actes de délinquance, à protéger les espaces publics et à faciliter le travail des forces de sécurité. Un système encadré par des règles strictes en matière d’accès aux images et de protection des données.

Approuvée par le conseil municipal en octobre 2022, la vidéoprotection se déploie progressivement à La Turballe. Pour la municipalité, l’objectif est de renforcer la sécurité des habitants et de préserver la tranquillité publique, tout en apportant un soutien aux services de sécurité dans le cadre de leurs interventions et de leurs enquêtes.

Un investissement de près de 192 000 euros

La mise en place du dispositif a nécessité une étude préalable confiée à SOLARISQ, entreprise spécialisée dans la conception de systèmes de vidéoprotection. Cette mission de maîtrise d’œuvre a représenté un coût de 17 880 euros. Les travaux, réalisés par Bouygues Énergies et Services, s’élèvent à 174 131,90 euros.

La commune bénéficie également d’une subvention de 20 000 euros de l’État, au titre du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD).

Sur le plan technique, le réseau repose principalement sur des ponts radio. Cette solution permet de limiter les travaux de génie civil, de réduire les coûts d’installation et de faciliter les éventuelles extensions du système.

Une vingtaine de caméras dans plusieurs secteurs

Le dispositif comprend environ vingt caméras réparties en trois catégories : huit caméras de contrôle de flux, cinq caméras de lecture automatisée de plaques d’immatriculation (LAPI) et sept caméras de visualisation.

Les équipements sont implantés dans plusieurs secteurs de la commune, notamment au quartier de Belmont, aux ronds-points des Quatre-Routes et du Phare, sur le parking du Rivage, place Édouard-Moreau, rue du Four, rue du Maréchal-Leclerc, au complexe sportif et place du Marché.

Les caméras LAPI ont pour fonction de lire les plaques d’immatriculation, notamment afin de contribuer au repérage de véhicules signalés dans un cadre judiciaire. La municipalité précise que le système ne comporte aucun dispositif de reconnaissance faciale.

Des images conservées pendant quinze jours

Le fonctionnement du dispositif est soumis au Code de la sécurité intérieure, au règlement général sur la protection des données (RGPD) et à la loi Informatique et Libertés. Le système est exploité dans le cadre d’une autorisation préfectorale qui en définit notamment les finalités et les conditions d’utilisation.

Conformément à l’arrêté préfectoral du 17 juillet 2026, les images sont conservées pendant quinze jours avant d’être automatiquement supprimées.

La vidéoprotection doit ainsi constituer un outil d’appui aux interventions et aux enquêtes. Les policiers municipaux peuvent notamment rechercher et extraire des séquences vidéo à la demande des autorités judiciaires, dans le cadre d’une procédure formelle. Le logiciel utilisé permet également de consulter les enregistrements, de rechercher des séquences selon leur chronologie et de conserver de manière sécurisée des éléments susceptibles de servir de preuves.

Pour la municipalité, ce dispositif s’inscrit dans une démarche de prévention et de sécurité publique, avec l’objectif de concilier protection des personnes et des biens, efficacité des enquêtes et respect du cadre légal.

Informer le public et protéger la vie privée

La municipalité rappelle que le déploiement de la vidéoprotection doit s’accompagner de garanties en matière de respect des libertés individuelles. La réglementation prévoit notamment une information du public au moyen d’une signalétique spécifique indiquant la présence de caméras.

La protection de la vie privée constitue également une exigence essentielle. Le dispositif doit être configuré de manière à ne pas filmer l’intérieur des habitations ni les accès privés, afin de limiter la captation d’images aux espaces publics concernés.

Un outil complémentaire pour la sécurité

Avec ce dispositif, la Ville de La Turballe entend renforcer les moyens de prévention et d’investigation à la disposition des services compétents. La vidéoprotection doit notamment contribuer à prévenir certaines infractions, à faciliter les enquêtes et à améliorer la réponse des forces de sécurité en cas d’incident.

Son utilisation reste toutefois soumise à un cadre réglementaire précis, destiné à concilier les objectifs de sécurité publique avec la protection des données personnelles et le respect des libertés individuelles.

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