L’opposition renvoie M. Plouvier dans les cordes. En voulant donner des leçons de sérieux, la majorité s’est elle-même empêtrée dans des approximations factuelles. Le groupe Passionnément Baulois remet les faits à leur place. Fin de l’histoire.

« À la lecture de l’article publié dans Ouest-France à la suite du dernier conseil municipal, plusieurs mises au point s’imposent.

Lucie Hellias a choisi d’introduire sa question avec un trait d’humour, en évoquant une « soirée RTL ». Il s’agissait d’une formule au second degré destinée à illustrer une situation concrète signalée par des habitants. La majorité municipale a préféré prendre cette expression au pied de la lettre, évitant ainsi de répondre au véritable sujet.

Car le sujet, lui, est parfaitement réel.

Michelle, habitante de La Baule, existe bel et bien. Confrontée à des nuisances sonores provoquées par des travaux réalisés au 117 avenue des Noëlles par l’entreprise Gougaud, elle avait d’abord sollicité les services de la Ville afin que les arrêtés municipaux soient respectés. En l’absence de réponse, elle s’est naturellement tournée vers une élue de l’opposition afin que sa situation soit relayée en conseil municipal. C’est précisément la mission d’une conseillère municipale : porter la parole des habitants lorsque leurs démarches restent sans effet.

Il est donc regrettable que l’on préfère s’attarder sur un bon mot plutôt que sur les préoccupations bien réelles d’une administrée.

Autre approximation : contrairement à ce qui est affirmé, le 117 avenue des Noëlles est situé sur la commune de La Baule-Escoublac, et non sur celle de Guérande. Avant d’accuser l’opposition d’un prétendu manque de sérieux, qu’il s’agisse d’un membre de la majorité ou d’un tiers se contentant de reprendre ses propos, il serait peut-être utile – et plus professionnel – de vérifier un élément aussi fondamental que la localisation des faits. Au demeurant, la précaution élémentaire aurait consisté à contacter l’élue concernée ou son groupe avant de publier un article déformant ses propos.

Sur le fond, la question demeure entière. Lorsque des travaux particulièrement bruyants sont réalisés en pleine période estivale, alors même qu’un arrêté municipal encadre strictement ce type d’interventions, il est parfaitement légitime qu’une élue interroge le maire. C’est même le rôle de l’opposition : contrôler l’action municipale et relayer les préoccupations des Baulois.

Il nous a été rappelé que les questions diverses devaient être transmises quarante-huit heures avant le conseil municipal afin de permettre à la majorité d’y répondre avec pertinence. L’intention est louable. Pourtant, cinq jours après la séance, ceux qui invoquent cette exigence situent toujours les travaux… sur la commune de Guérande. Comme quoi, disposer de quarante-huit heures supplémentaires ne garantit pas toujours une parfaite maîtrise des dossiers, à moins que cette confusion ne soit entretenue de manière volontaire.

Plus généralement, la jurisprudence constante reconnaît à tout conseiller municipal le droit de s’exprimer et de poser des questions en séance du conseil municipal.

Au fond, cette polémique aura au moins eu un mérite : attirer l’attention sur une situation qui semblait jusqu’alors ignorée. Nous espérons désormais que la Ville fera respecter ses propres arrêtés municipaux et apportera enfin une réponse aux habitants concernés.

Car c’était bien là l’objet de cette intervention : défendre la tranquillité des Baulois et faire respecter les règles que la municipalité a elle-même édictées. Tout le reste n’est qu’une tentative de détourner le débat. »

Groupe d’opposition « Passionnément Baulois »

Laëtitia Sibillotte English, Sophie Dounont, Christian Rock, Brieuc Rolland, Lucie Hellias et Xavier Behaeghel.

Laisser un commentaire

Commentaires

Réseau média web

Liens utiles

Twitter

Afficher plus