Sandrine Josso a déjà été au cœur de plusieurs polémiques au cours de sa carrière politique. Une nouvelle affaire vient aujourd’hui alimenter les interrogations sur ses méthodes de fonctionnement. Et ce qui est désormais rendu public n’est peut-être qu’une partie d’un dossier plus vaste.

La députée Sandrine Josso fait une nouvelle fois l’objet d’une controverse. Selon une information publiée par Ouest-France, un ancien collaborateur parlementaire et chauffeur de l’élue conteste les conditions dans lesquelles il aurait exercé ses fonctions et affirme ne pas avoir été intégralement remboursé des frais engagés dans le cadre de ses déplacements.
D’après Ouest-France, Dominique Maisonneuve, 74 ans, recruté en août 2024 comme collaborateur parlementaire, indique avoir utilisé son véhicule personnel pour effectuer de nombreux trajets au bénéfice de la députée. Il réclame aujourd’hui plus de 8 000 euros au titre des indemnités kilométriques, estimant avoir parcouru près de 13 000 kilomètres sans remboursement. Il demande également 1 500 euros pour une activité de chauffeur qu’il affirme avoir poursuivie après la fin de son contrat, en décembre 2025.
Parmi les épisodes qu’il relate figure une nuit de novembre 2024, lorsque le dernier TGV entre La Baule et Paris est immobilisé. Selon son témoignage, Sandrine Josso, attendue le lendemain matin sur plusieurs plateaux de télévision pour évoquer son combat contre la soumission chimique dans l’affaire qui l’oppose au sénateur Joël Guerriau, l’aurait appelé afin qu’il la conduise en voiture jusqu’à Paris avant de reprendre immédiatement la route vers la Loire-Atlantique.
Dominique Maisonneuve affirme que ses missions ont progressivement dépassé le cadre prévu par son contrat. Il explique avoir assuré de nombreux déplacements liés à la vie personnelle et familiale de la députée, notamment des rendez-vous médicaux, des activités sportives, des courses ou encore diverses tâches logistiques. Il indique disposer de photographies et d’échanges venant, selon lui, étayer ses affirmations.
Interrogée par Ouest-France, Sandrine Josso reconnaît les services rendus par son ancien collaborateur et le décrit comme « quelqu’un d’adorable ». Elle confirme notamment qu’il séjournait régulièrement à son domicile. Le quotidien rapporte également que plusieurs anciens collaborateurs estiment que Dominique Maisonneuve a travaillé bien au-delà de ses missions initiales.
Le différend ne laisse pas non plus indifférent Luc Geismar, suppléant de Sandrine Josso à l’Assemblée nationale. Ancien député MoDem, il déclare avoir tenté d’évoquer cette situation avec l’élue avant de prendre ses distances. « Je ne suis pas en accord avec des agissements de ce type », confie-t-il à Ouest-France, ajoutant ne plus entretenir de relations avec elle.
De très nombreux collaborateurs ont quitté l’équipe parlementaire de Sandrine Josso depuis le début de sa carrière politique, un turn-over que certains observateurs jugent important
L’ancien collaborateur a annoncé son intention de saisir le conseil de prud’hommes de Saint-Nazaire ainsi que le déontologue de l’Assemblée nationale. À ce stade, les faits qu’il avance font l’objet d’un différend entre les parties et aucune décision de justice n’a été rendue.