Mercredi 24 juin, le maire de La Baule-Escoublac procédera à la pose de la première pierre du projet Clemenceau, qui comprend un nouvel hôtel de police municipale et l’Espace des solidarités du Département. Le groupe « Passionnément Baulois », composé de six élus et conduit par Laëtitia Sibillotte English, a choisi de ne pas assister à cette cérémonie.

Ce choix s’inscrit dans la continuité d’une position exprimée dès la campagne électorale : non pas un refus de doter la police municipale de locaux adaptés, mais une opposition résolue aux choix stratégiques opérés par la majorité.
Un projet disproportionné sur un site stratégique
Avec une surface de 1 300 m² pour une vingtaine de policiers municipaux aujourd’hui, et un coût de 5 millions d’euros à la charge de la commune, le groupe considère ce projet comme démesuré au regard des besoins réels des effectifs. D’autant plus que les travaux, initialement prévus en 2025, ont pris du retard et que le projet a été modifié en cours de route.
Par ailleurs, l’implantation de cet équipement sur le site Clemenceau – en plein centre-ville, à proximité de la gare – constitue, selon « Passionnément Baulois », une occasion manquée. Ce site stratégique aurait pu, et aurait dû, accueillir une pépinière d’entreprises favorable au développement économique local. Dans son programme, le groupe demandait qu’une solution alternative d’installation de la police municipale soit sérieusement étudiée.
La vraie priorité : rétablir la confiance
Le maire a laissé entendre que s’opposer à ce projet revenait à ne pas soutenir les policiers municipaux. « Passionnément Baulois » réfute fermement cette lecture : critiquer un projet immobilier ne signifie en rien manquer de considération pour celles et ceux qui assurent la sécurité de nos concitoyens.
La réalité est là : la ville rencontre aujourd’hui de réelles difficultés à recruter de nouveaux policiers municipaux, dans un contexte de tensions persistantes. Construire des murs plus grands ne résoudra pas ce problème de fond. La véritable urgence est ailleurs : elle réside dans le rétablissement de la confiance entre les agents, leur direction et la ville.
« Notre absence à cette cérémonie de pose de la première pierre n’est pas un acte contre la police municipale ; c’est un acte de cohérence avec l’engagement pris devant les Baulois : refuser de cautionner des choix que nous jugeons contraires à l’intérêt général. »
Le groupe « Passionnément Baulois »