Après deux jours de procès devant le tribunal correctionnel de Paris, la défense de l’ex-sénateur Joël Guerriau avait plaidé la relaxe. Le procureur, lui, avait requis une peine lourde, évoquant la gravité des faits et réclamant quatre ans de prison dont trois ans ferme pour avoir administré une substance à l’insu de la députée Sandrine Josso.

La justice n’a pas retenu la version de l’ancien élu. Joël Guerriau a été condamné mardi 27 janvier à quatre ans de prison, dont dix-huit mois ferme, sans exécution provisoire, pour avoir drogué la députée.
Âgé de 68 ans, l’ex-sénateur écope également d’une obligation de soins, d’une peine d’inéligibilité de cinq ans et d’une interdiction d’entrer en contact avec la victime. Il devra en outre verser 9 000 euros d’indemnisation à Sandrine Josso, dont 5 000 euros au titre du préjudice moral. Le tribunal l’a également reconnu coupable de détention de stupéfiants.
Un mandat de dépôt à effet différé a été prononcé, sans exécution provisoire.
L’avocat de Joël Guerriau a immédiatement annoncé que son client ferait appel de la décision.